[PAL] Pile à Lire #MaietJuin2018

Bonjour !

 

En mai et juin, on y croit très fort, on vide la PAL à fond. A FOND ! Et pour ce faire, j’ai décidé de n’acheter de livres qu’après avoir lu certains romans. Je vais vous expliquer, j’ai fait une pile et entre certains livres j’ai mis un post-it, arrivée au post-it, je peux acheter un ou deux livres.

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  • La promenade au phare de Virginia Woolf : qui est dans ma PAL du mois depuis au moins 3 mois….  Mais ce mois-ci on y croit, surtout qu’il est tout petit.
  • Les annales du Disque-Monde 6 : Trois soeurcières de Terry Pratchett : Dernier roman de Livre Paris (sur 11, je suis plutôt fière de les avoir lus assez vite !)
  • Les poèmes de Victor Hugo en BD chez Petit à Petit : Maison d’édition que je recommande à 100% ! Et j’ai hâte de découvrir cette BD-là.

A partir de là, je m’autorise à acheter les tomes 2 et 3 des Chroniques Lunaires parce que j’aime trop et que j’ai hâte de lire la suite,e n plus je vais les dévorer !

  • Le grand marin de Catherine Poulain  : Lui aussi traîne depuis quelques mois maintenant… Mais il faut en venir à bout !
  • Dans les eaux du Grand Nord de Ian McGuire : Idem que le précédent. Mais je vais le lire et, il le faut !
  • La reine du Tearling T.1 de Erika Johansen : Reçu en décembre… Il est temps de le lire, ou du moins, essayer, mais en tout cas il faut qu’il cesse de me regarder avec ces yeux qui me font culpabiliser.

A partir de là je m’autorise à acheter Raison et sentiments de Jane Austen et puis une ou deux BD ! Les BD ça se lit vite donc c’est bon.

  • Miniaturiste de Jessie Burton : Le pire c’est que ce livre me tente vraiment beaucoup… Mais bon il a traîné lui aussi, il a presque un an dans ma PAL
  • Lolita de Vladimir Nabokov : Je l’ai reçu à Noël e il me tente drôlement mais il est plus long que ce à quoi je m’attendais !
  • Ma cousine Rachel de Daphné du Maurier : Acheté en octobre et toujours pas lu… Quelle honte, pourtant il a l’air tellement bien et pas si long que ça.
  • Fahrenheit 451 de Ray Bradburry : Oulah, alors lui il ne me tente pas vraiment mais c’est un classique, j’ai le sentiment que je dois le lire ! Mais j’ai déjà essayé et ça m’avait un peu embêté….

J’ai fait une PAL sur deux mois car j’ai conscience que cette PAL est immense mais j’ai vraiment envie d’en voir la fin. Je sais que beaucoup aime avoir une grande PAL, moi pas du tout. Pour ma part, c’est quelque chose de très stressant, d’avoir tous ces livres que je n’arrive pas à lire et de perdre l’envie d’en lire certains. C’est aussi inutile, je trouve, car, à quoi bon acheter encore si je n’arrive déjà pas à lire ceux que je possède déjà. Pour finir, j’aimerai avoir plus de lectures spontanées, ça fait du bien de se dire « J’ai envie de lire ça, je vais l’acheter et le commencer » et de pouvoir le faire ! Mais avec une PAL aussi grande c’est difficile, car il y aura toujours des livres qui traîne.  Moi ce que je désire, c’est n’avoir que 2 ou 3 livres qui tournent régulièrement dans la PAL, et on va y arriver ! Si j’arrive au bout de cette PAL de mai et juin il ne me restera que 6 livres dans ma PAL.

Et vous, la PAL, vous en pensez quoi ? Stress, envie, plaisir ? Combien de livres vous avez dans votre PAL ?

 

Amita

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Les chroniques lunaires T.1 : Cinder – Marissa Meyer

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Résumé : A Neo Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

 

Note : ★★★★

Nous avons ici une réécriture de conte sur un fond de science-fiction. L’un comme l’autre, ce ne sont pas des genres que j’ai l’habitude de lire. Et pourtant, et ce depuis le temps que cette série faisait parler d’elle, j’ai enfin décidé de me lancer.

C’est donc sans trop d’attentes que je me suis lancée dans cette histoire. Bien que les avis soient dithyrambiques, je persistais à avoir quelques réticences.

Nous découvrons donc une Cendrillon du futur. A moitié cyborg, Cinder vit avec ses deux sœurs (dont une l’apprécie beaucoup au contraire du conte) et sa tutrice légale, Adri. Dans ce monde dévasté par une Quatrième Guerre Mondiale, la technologie a pris une part importante de notre quotidien. Les androïdes y sont répandus mais pas très estimés, ainsi que les cyborgs qui occupent encore un rang différent quoique toujours pas très apprécié à leur juste valeur.

Nous sommes alors face à une sorte de racisme futuriste et tout à fait probable. L’autrice l’évoque avec brio et nous plonge au cœur de cette vie où les androïdes sont indispensables mais si peu honorés.

Outre cela, sévit une grave pandémie, une peste appelée la létumose.

C’est dans cette environnement que se rejoue le conte de Cendrillon, mais si vous pensiez le connaître, vous risquez d’avoir quelques surprises.

J’avais peur de ce côté reprise de conte et j’ai été enchantée de la manière dont l’autrice a agencé sa réécriture et y a insèré naturellement son univers de science-fiction.

J’ai deviné la quasi-totalité de ce qui allait se passer, pourtant, à chaque fois que mes prévisions s’avéraient, j’en ressentais une grande fierté et beaucoup de joie et non un sentiment d’ennui dû à une intrigue trop prévisible. Car l’intrigue n’est pas fondamentalement prévisible. J’attendais les révélations avec impatience et il a même été difficile de lâcher le livre. Chaque chapitre apporte son lot de surprises et de suspens. Il est impossible de ne pas vouloir en savoir plus.

La fin du tome elle-même nous laisse dans une tension insupportable, à tel point que j’ai failli courir en librairie acheter le tome suivant. C’est le genre de fin de tome que j’apprécie particulièrement car on a des réponses à nos questions sans pour autant tout savoir, sans avoir forcément déjà tout compris. De plus, l’autrice a très bien introduit les tomes suivants, et ceux qui en seront les héros pour certains.

Le bémol, mais qui ne m’a en rien dérangée dans ma lecture, ce sont les personnages. Je les ai trouvés caricaturaux. Tristes et simples. Presque vides en fait. Ils ont un trait spécifique et ne sortent pas ce cette définition d’eux. Mais ça peut être un effet secondaire de la réécriture de conte.

Le personnages de Cinder m’a beaucoup dérangé aussi dans le sens où, comme beaucoup de protagonistes, je la trouve égocentrée et pleurnicharde. Elle passe son temps a évalué les choses selon elle et fait des actes presque désespérés pour espérer apporter des changements, ensuite elle passe son temps à se morfondre. Le caractère même d’une protagoniste de roman Young Adult. Mais ça ne m’a pas embêté plus que ça.

Finalement, la réécriture est très bien amenée et l’univers s’y insère parfaitement. Le scénario est prenant et bien ficelé. La fin est pleine de suspens et donne envie de se jeter dans la suite mais les personnages s’effacent trop au profit de l’histoire ou de l’univers.

J’ai hâte de lire la suite mais je me questionne un peu sur la manière dont l’histoire de Scarlett va rejoindre celle de Cinder. J’aime le fait qu’on ne suive pas qu’un personnage mais plutôt un univers dans lequel progressent plusieurs héros, mais ça me fait également un peu peur.

Je pense revenir assez vite avec une critique du second tome, étant donné que la fin me donne vraiment très envie de me jeter dans la suite de la saga sans plus attendre.

 

 

Amita

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Quand sonnent les cloches d’Ys

Bonjour !

 

Pour mon cours d’écriture créative j’a dû écrire une nouvelle de 6 pages sur le thème de la ville. J’en suis plutôt contente, mais je suis surtout heureuse d’avoir réussi à terminer une nouvelle, un projet !

Et je voulais partager ça avec vous. Je me suis inspirée d’une légende bretonne, la légende de la ville d’Ys (n’hésitez pas à aller la lire, il y a pleins de versions)

Donc sans plus attendre, la voici !

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Si l’envie vous prenait de voguer jusqu’aux côtes, vers le sud, vous finiriez par arriver à la légendaire ville d’Ys. C’était ville magnifique, en bord d’océan. Ses immenses fortifications l’entourent et il en émane un charme pittoresque.

Si, une fois accosté, vous désiriez entrer, il vous faudrait franchir la grande arche de pierres qui sert d’entrée côté plage, seulement accessible par l’océan. Une fois dans la ville, vous pourriez admirer les bâtiments tous si charmants et bucoliques. Une succession de petites maisonnettes en pierre blanche avec des colombages de bois et d’adorables toits pointus aux tuiles en terre cuite.

Vous pourriez alors aller vous désaltérer dans l’une des nombreuses tavernes de la ville ou vous loger à l’auberge principale, La médusine. Puis, vous pourriez déguster de délicieux poissons tout frais, des fruits de mer par centaine.

Mais si vous étiez poussé par la curiosité, et que vous désiriez apercevoir la princesse Ondine, reine de céans, vous devriez aller jusqu’au château.

Au centre du village, un immense et merveilleux palais se dresse. Il est entouré de vastes jardins, empli d’un doux parfum de fleurs et garni de grands bassins rectangulaires. L’un de ces bassins, au centre, est plus long que les autres et bordé de haies taillées, menant jusqu’à la porte principale de la gigantesque bâtisse.

Au bout de ce bassin, de très larges escaliers en marbre desservent une petite cour au centre de laquelle une somptueuse fontaine se tient. Puis en avançant encore, un second escalier de marbre, plus haut, vous mènerait à une imposante double porte en chêne encadrée par deux colonnades d’ordre corinthien.

Si vous portiez votre regard en l’air, vous pourriez voir les deux interminables tours surmontées d’un dôme en pierre turquoise et d’une pointe argentée, qui surplombent le château. Elles sont postées de part et d’autre de l’édifice et au milieu, une tour plus petite, seulement surmontée d’un dôme. Dans ce dôme, se trouvent les très célèbres cloches d’Ys, qu’on peut entendre de l’océan.

Enfin, si vous vouliez franchir les portes de ce château, alors, peut-être n’en reviendriez-vous jamais…

  • Mince, il est déjà tard ! Arrêtons-nous là, Anniella.
  • Oh, je t’en prie, grand-mère, continue !
  • Mais tu connais cette historie par cœur, et ce n’est qu’une vieille légende de marin….
  • S’il te plaît, tu la racontes si bien et je l’aime tant. Je voudrais tellement voir la ville d’Ys !
  • Annie, ma chérie, c’est une légende, tu le sais bien, ça n’existe pas, ce sont des histoires que se racontent les marins pour faire passer le temps.
  • Je ne suis pas fatiguée, s’il te plaît, termine l’histoire !
  • Très bien. Je termine, mais après au lit !

« La légende raconte qu’il y a fort longtemps, au bord de l’indomptable océan, se dressait une petite cité prospère et dirigée par une magnifique princesse : La ville d’Ys. » Grand-mère s’arrêta un instant pour boire une gorgée d’eau et reprit :

« Il paraîtrait, qu’en des temps lointains, un roi guerrier décida d’envahir un royaume éloigné, or, il y perdit toute son armée. Alors qu’il allait rentrer, vaincu, il rencontra une femme d’une beauté inhumaine. Elle était très grande et avait une longue et épaisse chevelure roux incandescent, ses yeux, deux saphirs étincelants, l’observaient avec une telle intensité qu’il en était hypnotisé. Elle lui proposa un marché : s’il l’aidait à tuer son mari, le monarque de cette terre, il pourrait prendre la fortune du royaume et repartir avec elle sur son cheval des mers.

Ils commirent alors leur forfait et prirent la mer sur l’étrange destrier. Ils tombèrent amoureux et eurent une fille, malheureusement, la reine succomba à l’accouchement.

Le roi revint sur sa terre natale avec son bien le plus précieux qu’il décida d’appeler Ondine en hommage à la fée des eaux.

En grandissant, la princesse devint aussi belle, voire bien davantage que feu sa mère. Elle demanda par la suite à son père de lui ériger une ville au bord de l’océan. Elle aimait tant l’étendue bleue qu’à chaque aube et à chaque crépuscule, elle se tenait devant lui, brossant sa chevelure dorée en chantant d’une voix merveilleuse.

Il lui fit alors construire la ville d’Ys, merveilleuse cité fortifiée dont lui seule possédait la clef. Il n’y avait que deux portes : la première était une grande arche de pierre donnant sur l’océan et accessible par la voie des eaux seulement, la seconde était une plus petite porte de pierre, donnant sur la ville voisine, et dont seul le roi détenait la clef.

Ondine désirait être à la tête d’une cité plus prospère et pleine de vie. Un jour enfin, son souhait se réalisa. La ville d’Ys était connue dans le monde entier pour sa qualité de vie et ses produits mais aussi, et probablement surtout, pour la beauté de sa princesse.

Tous les soirs, cette dernière organisait d’importants bals où de nombreuses personnes se rendaient, dont les marins fraîchement débarqués. On y dansait, on y riait, on y mangeait et buvait beaucoup mais surtout on y oubliait les terribles rumeurs qui couraient au sujet des activités nocturnes de la princesse.

Car les rumeurs racontaient que la délicieuse jeune fille passait chaque soir avec un marin différent, dont elle recouvrait le visage d’un masque de soie noir. Masque qui, dès l’apparition des premiers rayons du soleil, se resserrait jusqu’à étouffer son propriétaire. Ensuite, elle le jetait à l’eau.

Tout le monde avait un avis sur ce que la princesse pouvait bien faire avec ces marins, mais personne ne sût jamais la vérité.

Mais cette princesse n’était pas une despote, loin de là, elle était très appréciée même. Simplement, elle semblait entourée de mystères et de secrets.

Une nuit, cependant, elle tomba amoureuse de l’un des marins et décida de s’enfuir avec lui. » Grand-mère baissa la voix et, avec un sourire malicieux, continua :

« L’océan entra dans une telle colère qu’il submergea la cité entière et ce avant que les malheureux habitants aient pus s’enfuir. Le seul survivant de ce terrible épisode fut le roi, qui enfourcha son cheval des mers et partit, le cœur lourd.

Aujourd’hui encore, certains pêcheurs racontent qu’on peut entendre les cloches de la ville sonner sous l’eau. Mais plus étrange encore, certains prétendent avoir vu Ondine, devenue sirène, hanter les marins. »

  • Si je pouvais voir cette ville et rencontrer Ondine !
  • Tu sais bien que c’est impossible, tout d’abord parce qu’elle a été engloutie, mais surtout parce que ce n’est qu’une légende, Anniella. Il est temps de te coucher maintenant, tu es encore jeune et tu dois être fatiguée.

C’est sans doute le plus doux des souvenirs que je possède : celui de ma grand-mère, Amalia, me contant encore et encore cette merveilleuse légende. Ensuite, avant de me border et de m’embrasser le front, nous chantions de concert « Ils étaient deux amants/Qui s’aimaient tendrement/Qui voulaient voyager/Mais ne savaient comment » c’était un chant marin intitulé Allons à Messine. Malheureusement, elle nous avait quitté désormais. Elle avait rejoint Ondine et tous les autres. Elle avait succombé, non à l’océan, mais au cancer.

J’étais déjà grande et pourtant je croyais encore aux légendes qui avaient bercé mon enfance. Et j’étais certaine que si j’arrivais à comprendre tous les mystères qui entourent Ys, si je parvenais à découvrir cette cité, je parviendrais à faire mon deuil. Deuil de ma grand-mère, mais aussi, de la même façon, de mon enfance.

Mais pour trouver Ys, j’avais besoin d’un bateau et, par voie de conséquence, de quelqu’un capable de naviguer, je connaissais justement une personne qui l’avait déjà fait par le passé.

  • Grand-père… Je peux te poser une question ?
  • Bien sûr, Annie
  • Aimerais-tu reprendre la mer ?
  • C’est fini, tout ça, c’est fini pour moi. Je ne prendrai plus jamais la mer.
  • Tu pourrais me faire découvrir l’océan et ses merveilles ? Tu sais j’en rêverais ! ajoutai-je d’une voix douce.

Grand-père avait été marin dans sa jeunesse, du moins, parait-il. De toute ma vie, je ne l’avais jamais vu aller bien loin. Durant mon enfance, il lui arrivait de pêcher de temps en temps, sur une petite barque tremblante, mais jamais plus il n’avait pris le large.

J’eus du mal à le convaincre, mais lorsque je lui us parlé de découvrir la ville enfouie d’Ys, quelque chose en lui s’est réveillé. Je vis un éclat s’allumer dans ses yeux. Il a encore un peu hésité, plus pour la forme, et nous avons commencé les préparatifs.

C’était comme s’il avait de nouveau vingt ans et qu’il allait embarquer pour la première fois. Pour ma part, j’étais excitée de partir à l’aventure, de me changer les idées, mais surtout, je désirais sincèrement essayer de grandir.

Nous avons alors pris la mer. Le soleil n’était pas encore levé, l’océan était calme. Une très légère brise soufflait, juste assez pour faire remuer quelques vagues.

Je n’étais encore jamais montée sur un bateau. J’ai eu un peu peur au début, mes jambes flageolaient, mon estomac était noué, mais mon cœur palpitait d’excitation.

Mon grand-père ne parlait pas beaucoup, concentré sur tout ce qu’il avait à faire pour embarquer. Je n’y comprenais pas grand chose et à vrai dire, j’étais trop obnubilée par la beauté de l’océan pour essayer de comprendre.

Cette vaste étendue bleue, pleine de mystères et de secrets. Indomptable et si fascinante. Meurtrière et rédemptrice à la fois. Emplie de légendes et de magie.

Nous ne savions pas vers où nous diriger. Les légendes parlaient d’aller vers le sud mais n’expliquaient pas à partir d’où ni pendant combien de temps. Nous décidâmes donc de naviguer un peu au hasard. Du moins le pensais-je.

Cela faisait déjà trois jours que nous avancions et je commençais à désespérer. Mais, étrangement, plus je désespérais, plus grand-père avait l’air convaincu de savoir où nous allions.

Il devenait même un peu moins taciturne.

Il m’arrivait de réciter ce vieux marin que m’avais appris ma grand-mère, Allons à Messine. Je chantais en regardant l’océan, grand-père m’écoutait, un sourire rêveur aux lèvres.

Nous avons même discuté, une ou deux fois, de cette légende. Un jour, qu’il était particulièrement de bonne humeur, il me demanda de but en blanc :

  • Pourquoi vouloir rejoindre Ys ?
  • Je n’en sais trop rien, j’ai le sentiment que là-bas se trouvent les réponses à mes questions. Que là-bas je parviendrai à faire mon deuil, à grandir. Peut-être à comprendre.
  • A comprendre quoi ?
  • Je ne sais pas…, répondis-je après une courte hésitation.

C’était vrai, je n’avais aucune idée de ce pourquoi j’avais décidé de partir à la recherche d’une ville enfouie et très probablement inexistante. Oui, j’avais le sentiment que j’en apprendrais un peu plus sur moi, que je grandirais, que je passerais à autre chose. Cette légende, c’était un peu tout ce qu’il me restait de ma grand-mère, si je la trouvais, si je trouvais Ys et qu’elle existait bel et bien, qu’elle était réelle, alors ma grand-mère existerait toujours, aussi. A travers Ys. A travers ce voyage.

  • Et toi, pourquoi as-tu finalement accepté ?

Il ne m’écoutait plus. Son regard était tourné vers l’horizon, le soleil allait poindre et des reflets orangés zébraient le ciel. Et puis, alors que j’allais retourner sur le pont inférieur, je crus voir une larme. Une seule. Couler le long de sa joue ridée, se perdre dans ses poils blancs pour enfin s’écraser sur le bastingage.

Plus tard dans la journée, j’entendis comme une mélodie, un hymne, une ode. Ce chant avait l’air de sortir de l’au-delà, de sortir du réel, de jaillir des profondeur de notre conscience et des abysses de nos cœurs. Grand-père aussi l’avait entendu car il s’arrêta et fixa le lointain, les yeux vides. Il s’approcha du bastingage, attrapa la rambarde et inspira profondément.

Puis, aussi rapidement qu’il avait commencé, le chant divin cessa, à tel point que je crus l’avoir imaginé. Je commençais à me demander si ce voyage était une bonne idée, je commençais à craindre l’océan. Ses mystères et ses légendes quelque merveilleuse qu’elles soient.

Le lendemain l’air s’était rafraîchi. Un vent puissant venait de se lever. Grand-père avait l’air agité. Il marmonnait et ses yeux furetaient dans tous les sens.

Puis, deux trois gouttes vinrent s’écraser sur le pont et sans prévenir, une averse torrentielle éclata. Les vagues s’agitèrent, le vent gronda. Le ciel était devenu gris-noir en quelques instants. Le tonnerre retentît, suivi de près par un éclair gigantesque qui frappa l’eau à une dizaines de mètres de nous.

Le navire tangua, les vague frappaient sa poupe avec acharnement. Le sol devenait glissant, instable. Le ciel grondait, l’océan rugissait. Tout se déroula si rapidement que bientôt je ne compris plus ce qui se passait.

Une forte secousse fit trembler le bateau, la pluie tombait dru, pleine et épaisse, on n’y voyait rien. L’embarcation basculait dangereusement, le navire s’emplissait d’eau.

Et tout devint noir. Un froid glacé pénétra mes os. Mes poumons s’emplirent d’eau. Je ne parvenais plus à respirer, ni à voir. Je pensais être morte, ou sur le point de mourir.

Mais je vivais…

Mes paupières s’ouvrirent doucement et, aux premiers instants, le sel de l’océan me piqua les yeux. Enfin, mes yeux s’habituèrent et je pus distinguer où j’étais. C’était étrange. Mes poumons vinrent également à s’adapter et je parvins à respirer. Et je ne tombais plus sans fin.

Je nageais, sous l’eau, limpide et fraîche. Je respirais et j’y voyais aussi clair qu’à la surface.

Après avoir réalisé cet extraordinaire phénomène, je décidai de partir à la recherche de mon grand-père.

Je l’appelai, je criai son nom, et c’est avec étonnement que je me rendis compte que l’eau n’altérait en rien le son de ma voix.

Je finis par trouver grand-père, debout, immobile, un sourire indéchiffrable sur le visage. Il se tenait devant un grand arche de pierre fendu sur le dessus. De chaque côté de cet arche, d’immenses fortifications, parsemées de larges fissures, s’étendaient sur des kilomètres.

La légende disait donc vrai. Ys, la grande et belle cité submergée. Nous l’avions trouvée ! Ou plutôt, elle nous avait trouvés.

  • Grand-père, tout va bien ?

Il avait les bras inertes, la bouche entrouverte et les yeux brillants. Il hocha nerveusement la tête et avança en direction de l’entrée. Nous nous déplacions dans l’eau comme si c’était tout à fait naturel.

Alors que nous venions de franchir l’arche, les traits de grand-père changèrent. Ses yeux d’abord, devinrent plus vifs, leur couleur plus intense. Puis, ce fut sa barbe dure et grise qui disparut, laissant place à une douce couche de poils noirs et fins. Ensuite, ses cheveux foncèrent, passant d’un gris terne et triste à un noir de jais soyeux. Une fossette se creusa au coin de sa bouche. Puis, ce fut ses vieux vêtements de pêche qui se changèrent en un fringant costume d’officier de la marine.

Lorsqu’il tourna son visage innocent vers moi, mon cœur cessa de battre : j’avais en face de moi un jeune et charismatique marin d’une vingtaine d’années si ce n’était moins.

  • Que se passe-t-il, Anniella ? demanda-t-il d’une voix rauque, loin du chuchotement tremblant qu’elle était il y a encore quelques instants.

Je ne parvenais plus à émettre le moindre son. C’était à n’y rien comprendre. Et pourtant, c’était bien mon grand-père (quoiqu’il ait environ deux ans de moins que moi à présent) et nous nagions comme si nous l’avions toujours fait, munis de sorte de branchies à la place de nos poumons.

  • Grand-père, tu va bien ?

En effet, il avait l’air d’aller merveilleusement bien, mieux que je ne l’avais jamais connu d’ailleurs.

  • Oui. Oui, je vais bien, si tu savais, comme je vais bien !

Pour essayer de le sortir de sa torpeur, je décidai d’évoquer Ys et de demander si nous y étions bel et bien. Il répondit par l’affirmative et nous pûmes contempler ce que la ville légendaire était devenue, engloutie depuis des années voire plus.

Après avoir passé l’arche délabrée mais toujours majestueuse, nous avons pu apercevoir les premières habitations. De jolies maisonnettes blanches, dont la peinture s’écaillait çà et là et dont les toits, jadis pointus, s’étaient, pour la plupart, écroulés. Les vitres avaient explosé et les portes, après de longues années sous l’eau, avaient été rongées par le temps et sans doute aussi par certaines créatures marines.

En passant devant l’une d’elles, je décidai de jeter un œil à travers le trou béant qui avait été une fenêtre. Quelle ne fût pas ma surprise en découvrant l’intérieur pratiquement intact outre les ravages du temps et de l’eau.

La table de la pièce centrale était toujours en place avec quatre chaise autour, le couvert y était dressé, c’était comme si le temps s’était simplement arrêté. Ces pauvres gens n’avaient sans doute pas eu le temps de ranger, de prendre leurs affaires, voire de quitter les lieux tout simplement.

La ville était immense. Sans doute l’avait-elle toujours été mais désormais qu’elle était vide, nous pouvions sentir la solitude ramper à nos côtés. Nous pouvions entendre le murmure des fantômes à travers les murs gris. Nous pouvions voir l’étendue de ces rues et de ces routes.

A mes yeux, la ville, quelle qu’elle soit, avait toujours été, comme un rêve lointain, une échappée, une lumière au creux de la nuit. La ville, c’était mon phare, c’était mon ancre, c’était mon étoile du matin. Je m’y accrochais : un jour, moi aussi je quitterai le village pour aller rejoindre la ville et toutes les possibilités qu’elle offre, tous les rêves qu’elle réalise.

Mais en ce jour, la ville me semblait effrayante et pleine de cauchemars. Bien que toujours fascinante, elle ne revêtait plus les mêmes attraits.

Enfin, nous arrivâmes au palais. Il était tel que je me l’étais toujours figuré : plein éclat et de majesté.

Malgré les ravages de l’eau et du temps, il se dressait toujours fièrement au centre de la ville. Certes, il lui manquait une tour et la seconde avait diminué de moitié, mais on devinait à quoi il avait ressemblé durant son âge d’or. En observant l’unique battant de la vieille et grinçante porte en chêne, on devinait la double porte massive qui avait gardé les lieux des années durant. En regardant le petit cercle de pierre autour duquel nageait distraitement quelques poissons, on imaginait la magnifique fontaine de marbre qui accueillait les visiteurs. En s’attardant sur l’escalier ébréché, on pouvait facilement retrouver l’imposant escalier en marbre. Et enfin, en posant les yeux sur les vieux troncs de pierres, on reconnaissait les majestueuses colonnes grecques qui flanquaient la porte de part et d’autre.

D’une brasse décidée, grand-père franchît la porte. Puis, comme s’il avait toujours vécu ici, il se dirigea avec aisance vers un escalier qu’il grimpa pour ensuite avancer vers une porte-fenêtre donnant sur un très vaste balcon. Un peu fébrile de visiter un palais en ruine, sous l’eau, je franchis avec incertitude les quelques pas qui me séparaient du balcon.

Lorsque j’arrivai sur le balcon, quelque chose se produisit.

Les couleurs revinrent petit à petit : la pierre grise et fade prit une jolie teinte beige, l’eau turquoise et sale s’éclaira d’un bleu profond et doux, l’intérieur du palais s’illumina d’une chaleur orangée. Mais il n’y eut pas que cela, la balustrade fendue un instant plus tôt trônait désormais fièrement sur le balcon, lui-même aussi brillant et neuf que jadis. Les larges vitres se tenaient à leur place, et de lourdes tentures en velours rouge pendaient joyeusement de l’autre côté. Mais le plus incroyable, c’était elle.

Elle était là. Ondine.

Je le sus avant même qu’elle n’ouvre la bouche. Elle avait de sublimes cheveux dorés qui ondulaient légèrement au gré des vagues, sur sa tête reposait une scintillante couronne en argent et ses grands yeux intenses nous observaient depuis déjà un petit moment. Elle était sein-nu, cependant, là où auraient dû se trouver ses jambes, remuait une longue queue en écailles, d’un turquoise tendre.

  • Archibald, tu es revenu, murmura-t-elle, un sourire nostalgique sur sa fine bouche rosée.
  • Je te l’avais promis, répondit-il, mû par une force dont il n’avait nulle conscience
  • Mais ensuite tu m’as oubliée… Pourtant, je t’ai attendu, toujours, ici.

Puis, d’un grand pas, grand-père s’avança vers Ondine, la prit par la taille d’une poigne ferme et ils s’embrassèrent comme si rien d’autre n’avait existé. Et alors, quelque chose d’encore plus étrange se produisit : les souvenirs lui revinrent.

Il se souvenait de ce bateau sur lequel il avait embarqué comme simple officier ; d’être arrivé dans cette magnifique ville très prospère et d’y avoir été invité à un fabuleux bal ; puis il d’avoir voulu rencontrer l’hôtesse, il avait entendu des rumeurs, évidemment, comme tout le monde ; il voulait la voir rien qu’une minute. Il se souvenait d’une délicieuse jeune femme en haut de l’escalier de marbre ; il en était instantanément tombé amoureux. Et il s’était dit que jamais il n’aimerait personne d’autre et il n’avait jamais aimé quelqu’un d’autre ; il se souvenait de ses cheveux aussi beaux que le soleil et aussi doux que les nuages, de ses grands yeux bleus et du son qu’elle émettait en riant franchement ; d’avoir passé la nuit avec elle ; d’avoir dû porter un étonnant masque de soie noir.

Il se souvenait des secrets qu’elle lui avait racontés.

Tout lui revenait et avec les souvenirs, la vie et la jeunesse aussi.

Il se souvenait de cette princesse, reine de la plus belle ville du monde ; de ce pacte qu’elle avait passé avec l’Océan, en secret : qu’en échange de sa virginité et d’un marin sacrifié par nuit, l’Océan lui offrait de protégeait la ville d’Ys ; du triste sort réservé à chaque marin, au petit matin, et des larmes de la princesse, lorsque le masque se resserrait, si fort qu’il étranglait le marin sacrificiel.

Il se souvenait qu’elle passait la soirée avec ces marins, à rire, danser, raconter ses secrets. Il avait lui aussi passé la soirée avec elle à rire, danser,

écouter ses secrets. Mais il sut qu’elle avait passé le reste de sa vie à l’aimer.

Il se souvenait de la fureur de l’Océan lorsqu’elle avait arraché le masque, lorsqu’ils avaient voulu s’enfuir, il se souvenait d’avoir survécu, Dieu seul sait comment. Et il ne s’était plus jamais souvenu de rien.

Grand-père décida de rester. Et qui étais-je pour l’en empêcher ? On me proposa de rester aussi, de vivre dans cette bulle hors du temps à jamais, mais je n’y avais pas ma place. Ondine me conseilla alors de lui emprunter son cheval des mers pour rentrer.

En l’enfourchant, je regardai une dernière fois la ville de mes rêves. Cette ville qui n’avait toujours été qu’une légende et qui faisait pourtant partie de mon histoire. Cette ville qui avait pris le cœur et l’essence même de mon grand-père. Je regardai les tours redevenues majestueuses, les fortifications massives et imposantes, et le clocher, au sommet du palais.

Je regardai Ondine et Archibald, main dans la main, un sourire franc et heureux. Le bonheur met souvent du temps à arriver, mais il arrive toujours. Parfois, il faut laisser une part de soi sur la route pour l’atteindre. Mais le résultat en vaut toujours la peine.

Je m’éloignai donc sur ma monture à la crinière d’argent, le cœur à la fois lourd et léger : lourd de revenir seule quand je cherchais à retrouver la compagnie de ma grand-mère ; léger car je savais que j’avais fait le bon choix.

En émergeant de l’eau, au galop, je crus entendre les cloches d’Ys carillonner sous la surface de l’eau.

Si l’envie vous prenait, cher marin, de voguer vers le littoral d’une petite ville portuaire, vous pourriez apercevoir, au bord de l’eau, cheveux dansant dans le vent matinal, une silhouette. Si vous vous approchiez, vous pourriez distinguer le roux fauve de ses cheveux et l’émeraude de ses iris. Si vous désiriez vous approcher davantage, vous pourriez entendre le doux son de sa voix, vous pourriez distinguer le chant qu’elle dédie, chaque matin, à l’océan.

« Ils étaient deux amants

Qui s’aimaient tendrement

Qui voulaient voyager

Mais ne savaient comment »

Et si vous vous approchiez encore un peu, vous pourriez contempler son visage baigné de larmes silencieuses.

Si, par une nuit d’été, vous décidiez de faire halte dans cette ville, si, par cette douce nuit estivale, vous décidiez de vous arrêter à l’auberge Chez Amalia vous la rencontreriez.

Mais si, par malheur, vous franchissiez les portes de sa taverne, alors, peut-être, n’en reviendriez-vous jamais….

 

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Désolée, les tirets n’ont pas voulu se mettre.

 

Amita

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Nos années sauvages – Karen Joy Fawler

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Résumé : Il était une fois deux soeurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble. Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu’elle racontait une histoire. Puis sa soeur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler… jusqu’à aujourd’hui. C’est l’histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter

 

Note :  ★★★

 

Au début, on est plongé dans une histoire contemporaine, assez simple. Une petite famille américaine typique, semble-t-il. Mais très vite on apprend à les connaître. Toujours assez modestement, on lit cette histoire, un peu simple, un peu gentille. Il se peut même qu’on s’ennuie.

Et là, ça arrive, sans prévenir. Alors à ce moment on redécouvre le livre. Sacré coup de maître que ce retournement, que cette bombe lâchée en plein livre. Alors, le livre prend un nouveau tournant, s’ouvre sur de nouvelles perspectives. Et on en apprend toujours plus sur le sujet.

Je ne veux pas vous en dire trop de peur de gâcher la surprise, mais ça me semble difficile de vous dire pourquoi j’ai apprécie ce livre si je ne vous parle pas un petit peu du sujet.

Je ne m’attarderai pas sur les personnages, l’écriture, etc. Il y a bien assez à dire sur le reste.

Le côté introspectif de l’héroïne m’a cependant assez plu et j’ai trouvé ses réflexions sur la sciences, la psychologie et sur elle-même très intéressantes.

Les autres personnages sont un peu moins approfondis, mais au fond ce n’est pas nécessaire.

Le centre de l’histoire, c’est la cause animale. Et ça m’a vraiment plu.

Au début, je m’ennuyais un peu, mais une fois le sujet amené par le frère de notre héroïne, on en apprend énormément sur les expériences faites sur des animaux ou le traitement qu’ils subissent lors de tournage de films, de pubs…

Rien que pour ça, rien que pour les animaux, vous devriez lire ce livre.

Il ne fend pas le cœur, il n’est pas dur, puissant, profond. Il est humain et juste et c’est déjà plus que ce qu’on en attendait.

Il nous amène là où nous ne pensions pas mettre les pieds, mais pour ma part, j’ai préféré aller là-bas que là où je pensais aller.

J’adore les livres qui nous ouvre à une cause, et l’une de mes causes préférées, en dehors des handicapés et de leur intégration, c’est la sauvegarde voire la libération des animaux.

Et ce livre m’a ouvert les yeux sur beaucoup de points et m’a appris bon nombre de choses très intéressantes.

Il nous apprend aussi qu’il n’est pas nécessaire d’aller d’une extrême à l’autre, on peut être juste. On peut marquer les esprits, donner un coup de pouce ou changer les choses sans tout casser. Il y a un juste milieu et il peut aider, il peut servir les bonnes causes.

Mais la première chose à faire, c’est se demander quel a été, quel est et quel sera notre rôle.

 

« Tout le monde pense à changer le monde mais personne ne pense à changer »

– Léon Tolstoï

Amita

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Jamais Plus – Colleen Hoover

Hé !

Oui, ça faisait longtemps mais me voici avec une nouvelle critique ! Et pas des moindre ! Mais c’est un genre dont je n’ai pas l’habitude : la new romance. 

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Résumé : Lily n’a pas toujours eu la vie facile mais ça ne l’a pas empêché de travailler dur pour la vie qu’elle veut. Elle a fait un long chemin depuis la ville du Maine où elle a grandi. Diplômée du lycée, elle a déménagé à Boston et a commencé son propre business. Alors quand elle ressent quelque chose pour le charmant neurochirurgien Ryle Kincaid, tout dans la vie de Lily semble presque trop beau pour être vrai.

 

Note :  ★★★★

 

Ce livre m’a emmené là où je ne pensais pas aller.

Dans un premier temps, comme tous les Colleen Hoover, ce livre est très addictif. Je l’ai lu en moins de deux jours et je n’arrivais pas à arrêter de lire tant que je n’avais pas terminé. On en oublie presque sa propre vie, tellement ce livre nous paraît doux, tendre, beau.

Mais l’intrigue nous surprend, nous emmène là où nous ne pensions pas aller. Tout est beau, doux et tendre, tout est amour et bonheur. Mais c’en est presque trop beau pour être vrai.

Et puis, on revient à sa propre vie, on se demande ce que nous, nous aurions fait, comment nous aurions réagi. Nous nous demandons dans une sorte d’introspection, ce qui s’en approche ou non, quels auraient été nos sentiments…

On ne peut qu’être profondément touché par ce livre. D’abord, par une tendre histoire d’amour, mais aussi d’amitié et de fraternité. Par tout ce que la vie a de beau à nous offrir en fait. Puis arrivent les sensations fortes : des joies immenses mais aussi des peines terribles. On a le cœur en miettes, on dirait un roman bipolaire.

Et puis une fin qui nous retourne la cœur. Surprise, bonheur, tristesse : tout cela à la fois. Et c’est ce qui en fait une fin terrible et brillante à la fois.

Ce livre nous prend réellement par le cœur. On vit exactement les mêmes sentiments que la protagoniste, Lily. On est confronté aux mêmes émotions et notre cœur fait les mêmes bonds que le sien. C’est cette façon d’écrire qui est très prenante, Colleen Hoover nous transporte dans l’esprit et le cœur de son héroïne et l’histoire n’en devient que plus bouleversante, car nous aussi, nous tombons amoureuse, nous doutons, nous pleurons, nous rions.

Évidemment, ce n’est pas parfait, ce livre nous fait passer un excellent moment, c’est certain. Mais il n’en demeure pas moins fragile du point de vue textuel. Certaines phrases ou tournures sont un peu trop scolaires ou banales. Après, je vous l’accorde, ce n’est pas du tout ce qu’on lui demande, d’être un chef-d’œuvre littéraire.

Ensuite, il y a beaucoup de clichés et d’attendus ce qui peut paraître dommage, mais parfois, le cliché, c’est ce qu’on aime, et c’est ce dont on a besoin.

J’aimerai faire une petite comparaison avec Ugly Love, de la même autrice, lu il y a peu.

Dans un sens, j’ai préféré Ugly Love, car on avait tout ce dont on avait besoin, sans trop de surprise avec cependant une tension assez forte et prenante. La tension amoureuse était présente aussi, dure et agréable à la fois : on voulait de l’amour, on l’attendait.

Cependant, les deux sont très bons mais avec Ugly Love on a le sentiment de moins souffrir à la fin.

Alors que Jamais Plus est beau et terrible à la fois, mais son gros point positif c’est qu’il a su m’apporter la fin que je voulais, dont j’avais besoin. Je voulais cette fin, et en même temps, je ne la voulais pas. Je l’attendais et en même temps j’espérais autre chose.

Et ce dernier a une sensibilité en plus, une intimé particulière. Ce rapport à l’autrice et à son histoire nous apporte une dimension supplémentaire qui donne plus de réalisme au récit. Lorsqu’on lit la note de l’auteur après notre lecture, nous n’en sommes que davantage bouleversé.

En bref, les deux sont très bons : addictifs, prenants, durs mais terriblement beaux. Jamais Plus est peut-être plus dur mais c’est son côté réaliste qui le rend aussi plus fort. Et sa fin est vraiment brillante.

 

 

Amita

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La bibliothèque des Serpentard

Bonjour

 

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Suite à un blocus de ma faculté, j’ai plein de temps devant moi et j’aimerai en profiter pour vous en consacrer un peu. Pour parler franchement, ça me rend triste et ça m’inquiète beaucoup car les examens approchent et nous n’avons plus cours (en espérant que les examens soient maintenus…) Mais passons à quelque chose de plus joyeux !

Amis Potterhead bonjour ! Sans doute le savez-vous mais ma maison est Serpentard (la deuxième que je porte dans mon cœur depuis quelques années mais de façon moindre étant serdaigle) et, en m’inspirant d’un genre de vidéos assez populaires en ce moment, je vous propose la bibliothèque d’un parfait petit serpentard ! 

Vous finirez à Serpentard
Si vous êtes plutôt malin,
Car ceux-là sont de vrais roublards
Qui parviennent toujours à leurs fins.

Rappelons que les Serpy sont malins et ambitieux. Avec cela, attelons-nous à choisir les livres de leur bibliothèque !

 

  • Une flamme dans la nuit – Sabaa Tahir

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Ce livre de fantasy YA est une pure merveille. on a du mal à décrocher et les personnages, forts et ambitieux, nous donnent envie d’avancer. Il remplit les critères de cette maison car il transpire l’ambition et la volonté. On y sent la force, la puissance de réussir. Lorsqu’on le lit, on se sent fort et prêt à tout affronter.

 

  • Six of crows – Leigh Bardugo

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Encore de la fantasy. Ce livre trace l’histoire de six bandits dans une ville rongée par le crime. On va apprendre à connaître ces bandits, leur passé, leur identité, leur intentions. Ce livre est parfait pour cette maison car, sous un masque dur, sous couvert de méchanceté, il cache beaucoup de profondeur et de sentiments. Il montre l’ambition de jeunes qu’on a mal jugés, il est plein de ruses et de malices, d’arnaques et de coups fourrés. Mais il nous rappelle qu’il n’y a personne qui soit entièrement bon ou entièrement mauvais.

 

  • Le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway

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Bon, en toute franchise j’ai un peu de mal avec la plume de cet auteur. Mais il faut bien avouer que ce livre colle parfaitement à cette maison pour l’ambition et la volonté qu’on y sent. Ce pauvre vieux pêcheur ne lâche à aucun prix sa prise, peu importe ce qu’il lui en coûte. Il montre une détermination, une volonté d’acier. Et ça, je trouve que c’est un bon exemple. Mais ça montre aussi que parfois, l’ambition peut mener trop loin, le désir de réussir peut causer notre perte.

 

  • Le château de verre – Jeannette Walls

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L’un de mes coups de cœur de cette année, et un des plus beaux et des plus durs livres que j’aie lus. Il nous apprend à rêver et à tout faire pour réussir. Il nous aide à comprendre qu’il nous faut nous échapper de ce qui nous fait du mal et ce même si c’est difficile, il faut avoir la force, la volonté, l’ambition de s’échapper pour vivre mieux. Peu importe la voie qu’on se choisit. Il est la face sensible des serpentard, celle qui ne veut pas faire de mal mais qui se retrouve prise au piège dans les stéréotypes, dans les cases, dans les jugements.

 

  • La nuit des enfants rois – Bernard Lentéric

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Encore un livre dur. Terrible. Fort. Un livre qui montre la rage, l’ambition d’être toujours plus fort, toujours meilleur. La volonté de montrer aux autres qu’ils ont tort, qu’on est quelqu’un de bien, qu’on mérite de bonnes choses, de montrer aux autres qu’on existe et qu’on vaut quelque chose. La volonté de surpasser pour mieux se venger. Prouver qu’ils ont perdu et qu’on les a eus. Car même s’ils nous ont fait du mal, on se relèvera et on leur montrera.

Voilà, c’est déjà terminé, c’était compliqué de trouver des livres qui colle aux Serpentards et j’avoue avoir plus joué sur le côté incompris de cette maison. Tout le monde les prend tous pour des gens vraiment méchants qui vont mal finir mais ce n’est pas vrai et j’ai voulu appuyer sur ce point.

En tout cas c’était très chouette et j’ai très envie de le refaire !

 

Amita

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[PAL] Pile à lire #Avril2018

Bonjour

 

 

Désolée en ce moment je ne suis pas constante…. J’ai un peu de mal à tout gérer en ce moment…. Je vous retrouve donc avec ma PAL de ce mois-ci

Fleur, Rouge, Nature

  • L’inimitable Jeeves de P.G. Wodehouse : il traîne dans ma PAL depuis novembre dernier. De plus, c’est une lecture humour assez tranquille, ça va me faire du bien.
  • Nos années sauvages de Karen J. Fowler : Acheté à Livre Paris, il me donne très envie et je en désire pas le laisser traîner dans la PAL.
  • The girls de Emma Cline : Idem, acheté à Livre Paris, j’ai envie de le lire au plus vite. Si il reste trop longtemps dans la PAL je ne le lirai jamais et ça n’a pas d’intérêt de l’acheter pour le laisser prendre la poussière, pas vrai ?
  • Promenade au phare de Virginia Woolf : Oui, je sais, ça fait trois mois au moins qu’il est dans ma PAL du mois et je ne l’ai toujours pas lu….
  • Trois soeurcières (Les annales du Disque-Monde 6) de Terry Pratchett : Dernier roman de Livre Paris, offert par mon papa. On continue à se plonger dans cet univers aussi magique que loufoque !
  • Hunger Games (Catching Fire) de Suzanne Collins : en anglais cette fois ! J’ai trop hâte de le commencer en VO mais il me fait un peu peur….
  • Le port des marins perdus : Oui, je sais, j’avais dit que je lirai cette BD bien avant…. Honte sur moi.

 

Amita

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