Amita A Ecrit

Tu connaîtras…

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Tu le connaîtras, l’amour. Celui qui te fait battre le cœur, celui pour lequel on meurt. Celui qui te fera te sentir vivante, celui qui te hante. Tu connaîtras cet amour plein et entier, vrai et sincère, réciproque et tendre. Tu connaîtras le sentiment d’aimer mais surtout celui d’être aimée.

Tu connaîtras les nuits sans sommeil, les rêves si doux en éveil. Tu ne voudras plus jamais clore tes paupières car ce que tu verras, ce que tu vivras sera bien plus beau que les songes, bien plus beau que cette vie dont tu aurais pu rêver.

Tu connaîtras les sourires radieux et incontrôlables qui illumineront ton visage, les palpitations du cœur, les yeux pétillants. Tu connaîtras le monde et ce qu’il a de plus beau à offrir.

Tu n’y crois plus, ou peut-être pas pour le moment, et pourtant il existe. Il existe ce garçon qui te fera rire et sans doute pleurer parfois. Mais qui t’aimera, sans condition, sans aucun doute, sans peur. Je sais que la vie a essayé de te briser, qu’elle a pris tes rêves, qu’elle a pris ton cœur pour les écraser, je sais que tu as versé toutes les larmes de ton cœur, de ton corps. Mais je sais aussi que tu es courageuse, que tu es forte, intelligente, drôle, indépendante, un peu folle et terriblement belle. Je sais aussi que l’amour existe.

Il faut y croire, il faut le laisser entrer dans ta vie, dans ton cœur. Il faut lui offrir une place et le couvrir de tendresse. Il ne faut plus regarder en arrière, il ne faut plus douter, ni de toi ni de la vie.

Car je te le dis, tu connaîtras l’amour, celui qui sauvera ton cœur de la pénombre,qui écartera les ombres, celui qui te fera oublier le passé. Celui dont tu n’as pas même osé rêver.

Tu connaîtras la chaleur de ses bras rassurants, la caresse d’une main le cœur tremblant, tu connaîtras le plaisir de se languir quand on sait qu’il va revenir. Tu connaîtras les mélodies que chante la vie quand on est amoureux. Tu connaîtras et tu apprendras à connaître le bruit que fait l’amour quand il souffle dans ton cou. Tu connaîtras ces moments infinis où rien d’autre que vos souffles ne perturbe le silence du monde. Tu connaîtras enfin, c’est promis, ce pour quoi nous sommes ici, ce que chacun recherche et peine à trouver.

Tu connaîtras les nuits éternelles.

Un jour, lorsque tu auras laissé dans ton cœur la place pour quelqu’un venu d’ailleurs. Un jour que tu seras heureuse et apaisée, que tu auras soufflé sur le passé comme sur un tas de feuilles mortes. Que tu auras laissé une chance à la vie et ouvert la porte. Ce jour-là, tu verras enfin ce que la vie a de plus beau à offrir. Tu verras ce en quoi j’ai toujours cru, ce pourquoi je vis et je respire. Tu verras comme le monde est beau et doux quand on accepte de l’aimer.

Un jour, en automne ou peut-être en hiver, tu prendras place dans un agréable café que tu connais bien Tu t’assiéras après avoir commandé un thé vert bien chaud, tu sortiras ton carnet, une feuille de papier ou même simplement le dos d’un ticket de caisse.

Tu écouteras la musique acoustique que propose le café, bercée par les délicieuses odeurs de pâtisseries et par les tendres lumières tamisées diffusées dans la pièce.

Tu auras déjà écrit quelques lignes lorsqu’il entrera, tu ne le remarqueras pas tout de suite. Tu continueras à écrire ton texte sur le pardon et l’oubli. Tu entoureras ta tasse fumantes de tes mains et boira une gorgée légèrement sucrée de ton thé. Le bout de ton stylo entre les dents tu regarderas pensivement la vitre par laquelle tu apercevras les gens avancer. Tous plutôt pressés, marchant vers la vie qui les attend, vers un ami, un rendez-vous, vers quelque chose qu’ils accompliront et dont ils sortiront grandis. Tu les regarderas et tu te demanderas quand commencera ta vie, quand est-ce que tu n’auras plus peur, quand est-ce que tu seras prête.

C’est pendant une de ces rêveries qu’il s’approchera. Il te demandera ce que tu écris, si les passants t’inspirent. Tu seras d’abord surprise, puis avec un sourire timide mais qu’il trouvera charmant, tu lui répondras.

Tu lui parleras du blog que tu tiens depuis peu, des décisions difficiles qu’on a du mal à prendre à notre âge, de la voie que tu cherches encore. Tu diras tout cela timidement et pourtant il percevra dans ta voix ce timbre enthousiaste et vivant qui lui plaira beaucoup.

Sans demander, il prendra place à côté de toi. Alors, pendant qu’il parlera de sa passion pour l’écriture, tu remarqueras son jean un peu élimé, ses grandes jambes élancées, son t-shirt sombre à l’effigie d’un groupe de rock. Tu remarqueras ses bras longs et musclés, sa mâchoire carrée et légèrement barbue. Tu percevras, pendant qu’il parle de sa passion pour les paroles de chansons, sa douce respiration. Tu percevras son torse qui se soulève calmement, les plis de son t-shirt qui se tendent et se détendent au rythme de sa voix.

Il parlera de son père qui lui a fait découvrir la musique, quand il avait six ans et de cette passion qui ne le quitte plus. Tu répondras gaiement quand il te demandera quels sont tes groupes préférés. Vous parlerez de vos familles, des choix qu’on fait dans la vie et de ce qu’on ose jamais avouer. Vous parlerez de ce que vous faîtes de vos journées et des rêves que vous n’avez pas abandonnés.

Il parlera d’un grand voyage qu’il désire faire et du monde qu’il souhaite connaître. Il parlera et dans sa voix tu sentiras l’excitation et la joie. Tu observeras alors, en tentant d’être discret, ses grands yeux verts, ses cils longs et fins, cette petite éraflure le long de sa joue gauche. Et tu sentiras dans ton cœur cette pointe d’excitation, ce sentiment propre aux jours meilleurs.

Il commandera une boisson chaude que vous partagerez. Tu apprendras qu’il n’aime pas sucrer son thé et ne boit jamais de café. Il te dira qu’il aime les pommes mais préfèrent de loin les fruits d’été. Pourtant il avouera n’aimer que l’hiver. Tu lui parleras de tes tricots et son air enthousiaste te plaira beaucoup. Il te dira qu’il est allergique aux fruits à coque et tu lui parlera de tes préférences alimentaires, du fromage qui t’empêche de devenir végétalienne et des soirées thé et film du jeudi soir. Alors tu lui parleras de moi, du soutien et de la motivation qu’on s’apporte mutuellement, des défis qu’on relève et des obstacles qu’on surmonte. Il te parlera de sa sœur et de ce qu’elle représente de fou et de merveilleux pour lui. Tu apprendras qu’il parle espagnol mais très mal anglais. Il t’avouera aussi porter des lunettes parfois mais manquer de confiance en lui pour les porter tout le temps. Lorsqu’il attrapera sa tasse de thé, tu verras un tatouage dépassé de sa manche, curieuse et un peu attirée, tu demanderas de quoi il s’agit. Il te dira que c’est une date, la date où il a décidé de devenir celui qu’il avait toujours rêvé de devenir. Il te racontera alors qu’il a deux autres tatouages : un sur la clavicule qui représente les rêves qu’il désire accomplir et un sur la cheville qui lui rappelle une histoire tendre et drôle à la fois, une histoire du passé qu’il voudra bien te raconter mais pas aujourd’hui.

La nuit commencera doucement à tomber, la lune se laissera voir entre les nuages blanchâtres de cette soirée d’automne ou peut-être d’hiver. Un courant d’air venant de la porte entrouverte vous fera prendre conscience du temps qui passe.

Tu te lèveras précipitamment et t’excuseras. Il te regardera avec un sourire en coin qu’il essaiera de rendre sexy et que tu trouveras adorable. Il t’aidera à ranger tes affaires et te demandera s’il peut te raccompagner. Timide, tes yeux baissés, tu riras doucement, te mordillant la lèvre inférieure tu répondras que ce n’est pas la peine, ton bus n’est pas loin. Il insistera avec une voix à peine audible et chargée de timidité et de désir.

Tu accepteras alors en souriant franchement. Il prendra tes affaires pour t’aider à les porter, tu sentiras le contact chaud de sa peau lisse et douce, tu frissonneras en espérant qu’il ne l’ait pas remarqué.

Dehors, le vent vous fouettera le visage et vos joues seront empourprées, non pas de froid mais de plaisir. Vous marcherez côte à côte, d’abord sans bruit, écoutant vos respirations se synchroniser. Puis il te fera une blague, un peu bête, un peu maladroite, mais tu riras vivement. C’est à ça qu’on reconnaît le bonheur, à ces rires francs et pourtant inattendus.

A l’arrêt de bus il te regardera, tu tendras ton regard vers le sien d’abord curieuse et gênée, puis intéressée et désireuse de plaire. Il esquissera un geste de la main vers toi mais se ravisera, tu lui offriras un sourire timide et sincère.

Ton bus arrivera et alors tu songeras que c’était un doux moment, un moment qu’on garde pour soi, un moment qu’on ne raconte pas. Mais jamais tu n’imagineras que ce moment pourrait se prolonger, car jamais tu n’y a pensé et jamais tu n’as offert à la vie la chance d’y parsemer ces instants-là.

Au moment où tu penseras que c’est fini, que tu ne le verras plus et que tu ne connaîtras alors même jamais son prénom. A ce moment-là, ce moment où tu douteras et où la peur reprendra le dessus, les inquiétudes, les complexes, les questionnements. Ce moment où le passé aura failli ressurgir pour t’engloutir. Alors seulement il te murmura son prénom avec plus de tendresse dans la voix que dans toutes les phrases que tu auras pu entendre jusqu’alors. Tu lui donneras le tien sans trop savoir quoi dire ou quoi faire. Et alors il chuchotera cette douce phrase que tu te répéteras toute la nuit et tout le lendemain, cette phrase qui changera ton destin, cette phrase que tu n’avais encore jamais espérer entendre : « Demain, même heure, même endroit ? »

Tu hocheras simplement la tête, une envie soudaine de rire. D’éclater de rire devant la vie et devant ce bonheur encore méconnu qui parcourra tes veines.

Tu monteras dans le bus en lui faisant un délicat signe de la main auquel il répondra avec ce petit sourire en coin que tu aimeras déjà tant.

Tu poseras ta tête contre la vitre branlante et tu fermeras les yeux, te repassant ces scènes qui composeront désormais ta vie.

Le reste de l’histoire n’appartient qu’à toi, mais je peux déjà t’assurer ceci : c’est une histoire heureuse. Une histoire sans fin où l’héroïne découvre enfin comme le monde est beau quand on le partage, où elle ouvre son cœur et n’a plus peur, une histoire où l’héroïne aime et est aimée. Une histoire où elle se sent prête à laisser le passé derrière elle et à n’offrir son cœur qu’aux personnes qui la rendent meilleure et qui l’aiment de cet amour qu’on ne peut décrire.

Tu vivras cette histoire. Tu connaîtras ce cœur qui bat précipitamment, ces jambes qui flageolent et cet estomac qui se noue. Tu connaîtras ces débuts magiques et éternels qui te font croire à l’irréel. Tu auras le sentiment que personne ne comprend ce que tu ressens, que personne ne pourra jamais imaginer ce tumulte d’émotions qui se joue dans ton corps. Tu ne voudras jamais que ça cesse et jamais ça ne cessera.

Tu connaîtras l’amour, celui pour lequel on se bat, celui auquel on croit. Tu connaîtras le meilleur que la vie a à offrir, tu réaliseras tes rêves et tes désirs. Tu trouveras ta voie et tu ne seras plus jamais seule.

Tu connaîtras cette vie que tu mérite, qui t’attend, qui te tend les bras. Tu verras, je te le promets.

Je serai là pour te l’assurer, tous les jours et toutes les nuits. Je serai là pour te dire « Tu vois, le voilà, celui que tu attendais. Celui qui va tout changer »

Tu connaîtras les nuits éternelles, c’est promis.

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