Une mode éthique est-elle possible ? – Majdouline Sbai

Hello !

En ce moment je ne lis que des essais et autres non-fictions sur l’environnement. Ce livre a été une découverte merveilleuse et inattendue. J’espère que vous sauterez le pas de sa lecture.

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C’est la question que s’est posée cette sociologue spécialisée en environnement. Elle a composé son ouvrage sur deux axes, d’abord un axe pour mieux savoir puis un autre pour mieux agir. Elle retrace ainsi l’histoire de la mode : la mode comme savoir-faire, la haute couture, le prêt-à-porter, l’industrie de la fast-fashion… Elle explique également les méfaits de la mode aujourd’hui : pour notre santé, pour notre planète et pour les hommes qui y vivent. Ensuite elle expose la définition d’une mode éthique à travers des labels, des créateurs, des mouvements… Puis explique ce que le consommateurs peut faire pour agir.

Chaque année 140 milliards de vêtements sont produits dans le monde. Mais quel monde ? Nous vivons dans une société de surconsommation impensable, menée par l’économie linéaire. Majdouline Sbai rend très bien compte du malaise de notre société. De l’avoir plutôt que de l’être. Elle nous ouvre les yeux et donne les clefs pour une meilleure consommation. Pour une économie circulaire et un bien-être plus profond.

S’habiller est certes devenu mauvais pour notre santé, la planète et ses habitants, mais cela reste un acte culturel. Selon notre classe social, notre âge, notre genre, notre profession, la façon de se vêtir en dit parfois bien plus sur nous que les mots. Alors rendons cet acte culturel éthique et responsable.

Un jean parcourra 65 000 km avant d’atterrir dans notre armoire. Et les GES qu’il émet ne s’arrêtent pas là. Il est possible de s’habiller plus localement. Mais la provenance lointaine n’est pas le seul souci. Il est également possible de choisir des tissus d’origine végétale et pourquoi pas, en plus, biologiques.

Une fois les aspects environnementaux traités, il ne faut pas négliger les aspects citoyens, humains, solidaires.

L’OIT (Organisation Internationale du Travail) estime que 168 millions d’enfants de 5 à 14 ans travaillent dans le monde. On le sait tous, mais en entrant dans nos boutiques de prêt-à-porter préférées on a tendance à l’oublier. Dans l’intimité de nos cabines, on ne pense plus au salaire dérisoire de ces hommes et de ces femmes, des conditions dangereuses de leur emploi, des enfants employés pour certains travaux.

Car comme le dit Jean-Pierre Dupuy, philosophe, « Nous ne croyons pas ce que nous savons.» Nous avons beau savoir, tant que nous n’avons pas vu, tant que nous n’avons pas une expérience empirique de cette industrie et de tout ce que ça implique, alors nous ne nous rendons pas compte.

Nous vivons dans des réalités trop éloignées, trop différentes pour comprendre et avoir vraiment conscience. On se dit « Comment l’achat de ce simple jean peut-il participer à la misère de ces familles au Bangladesh, ça n’a rien à voir, c’est trop loin »

Alors il y a de nombreuses façons d’agir. On peut réduire ses achats, recycler ou upcycler ce qu’on possède déjà, consommer des marques labellisées éthiques… De nombreux événements et organismes existent déjà.

Majdouline Sbai termine d’ailleurs son ouvrage par une série de portraits concernant des personnes ayant fait ce pas de se lancer dans la mode éthique. Enfin, elle répertorie les organismes et sites internet utiles.

Cet ouvrage est très court mais vraiment très intéressant. Il apprend énormément de choses et fait prendre conscience de beaucoup. Il n’ouvre pas seulement les yeux des consommateurs que nous sommes mais ouvre aussi les portes d’un nouveau monde qui existe déjà. Ce monde plus éthique est là, il faut juste le regarder et se donner les moyens d’y participer.

 

Amita

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A propos Amita

Étudiante en lettres modernes, je souhaite travailler dans le monde du livre ! Jeune rêveuse, j'adore lire et m'évader entre deux pages jaunies, il m’arrive aussi d'écrire quand j'ai quelque à chose à dire, ou juste par amour pour les mots. La lecture c'est toute ma vie, ça et ma famille (mes trois sœurs d'amour pour qui je donnerai n'importe quoi) mon amoureux et mes supers copines (Manon, Marie et Victoire) C'est grâce à ces personnes que ma vie est ce qu'elle est. Merci.
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