Et toi, où es-tu ?

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Aujourd’hui, cela fait quatre mois exactement.

Je dis à tout le monde que ça va. Et c’est vrai.

Mais j’ai besoin de toi, j’ai besoin de tes bras, de ta voix rassurante, de tes mains sensuelles, de ton corps chaud contre le mien et de ton cœur contre mon oreille.

Je n’arrive même pas à savoir si je t’aime encore ou non. Employer l’imparfait me fait mal au cœur, et le présent est pire encore.

Les premiers mois, c’était presque trop facile. Je riais, je sortais, je rencontrais de nouvelles personnes et je me rapprochais de mes amis. Je retrouvais même d’anciennes personnes. J’avais l’impression de découvrir une nouvelle moi et d’entrer dans une nouvelle vie.

Et puis tout est allée trop vite. J’ai pas pu l’embrasser lui, j’ai pas pu le laisser entrer chez moi. Chez nous.

C’était trop, ton ombre planait encore sur les murs, ta voix résonnait encore dans mon cœur, ta chaleur et ton odeur embaumait encore la chambre.

Et puis commencer quelque chose de nouveau, ça voulait signifier dire adieu à cette histoire-là, laisser la place à une autre. Et je ne pouvais pas. C’était trop dur, tu étais mon tout.

Je mentirai si je disais que je t’aimerai toujours et que je n’aimerai jamais personne autant que je t’ai aimé. J’aimerai plus et mieux, c’est sûr, mais je n’aimerai jamais comme je t’ai aimé.

Et tu auras toujours une place particulière dans mon cour et dans ma vie. Le premier. Tu rêvais tant d’être mon premier, qu’avant toi rien n’ait existé. Et ça a été le cas. Mais moi j’aurai tant rêvé que tu sois le dernier.

C’est ça le plus important. Le premier c’est toujours magique, c’est merveilleux, intense et nouveau, mais en soi, c’est éphémère. Le dernier c’est celui qu’on ne remplacera jamais, celui qu’on aura aimé avec le plus de force, celui pour qui on dira oui.

J’avais cru que ce serait toi.

Je savais, parfois, dans des moments de terrible lucidité, je savais qu’on ne finirait pas ensemble. On était trop différents. Mais par moments, j’y croyais, j’y croyais très fort, je serrais ce petit rêve au creux de ma paume, je serrai très fort. J’ai serré si fort que peut-être je l’ai étouffé.

Je ne t’en veux pas. Je ne t’en voudrai jamais.

Tu m’as aimée et tu m’as fait me sentir vivante. Tu m’as offert des choses merveilleuses, tu m’as fait découvrir le monde, la vie, l’amour. Je souhaite à tout le monde de vivre un amour comme le nôtre, même s’il doit finir. Surtout s’il doit finir.

Aujourd’hui, cela fait quatre mois que tu as rompu avec moi.

Et je suis un peu mélancolique. J’ai le spleen comme diraient les poètes. Je voudrais te serrer contre moi et je voudrais aller mieux, réussir à aller de l’avant. Je voudrais me souvenir du son de ta voix et je voudrais pouvoir oublier que je t’aime encore tant.

Je sais que c’était la bonne chose à faire et cette rupture m’a apporté tellement de bonnes choses. J’ai rencontré des personnes formidables, j’ai créé de nouveaux liens, j’ai réappris à m’aimer. Mais en même temps, en même temps, tu me manques. Tout le temps, à petites doses, mais de manière continue.

Ça fait quatre mois. Ça faisait quatre ans.

Je vais y arriver, ne t’inquiète pas. Et je ne t’en veux pas, je ne pourrai jamais t’en vouloir, tu m’as apporté tellement de bonheur, de confiance, d’amour. Et je vais bien, les moments de faiblesse, ça arrive à tout le monde. Demain ça ira mieux. Et le mois prochain encore plus. Et dans un an qui sait où je serai et avec qui.

Et toi, où seras-tu ?

 

 

Amita

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A propos Amita

Étudiante en lettres modernes, je souhaite travailler dans le monde du livre ! Jeune rêveuse, j'adore lire et m'évader entre deux pages jaunies, il m’arrive aussi d'écrire quand j'ai quelque à chose à dire, ou juste par amour pour les mots. La lecture c'est toute ma vie, ça et ma famille (mes trois sœurs d'amour pour qui je donnerai n'importe quoi) mon amoureux et mes supers copines (Manon, Marie et Victoire) C'est grâce à ces personnes que ma vie est ce qu'elle est. Merci.
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