Wonder – R.J. Palacio

Wonder

 

Je pense qu’il n’est plus nécessaire de résumer ce livre qui va bientôt sortir au cinéma et qu’à peu près tout le monde à déjà lu.

J’ai plutôt bien aimé et dans l’ensemble j’ai trouvé ça addictif. J’ai cependant quelques remarques d’ordre négatif, quoique constructives je trouve.

Dans un premier temps j’aimerai mettre l’accent sur ce qui m’a plu, à savoir, principalement, la multitude de points de vue, en effet on vit d’abord l’histoire à travers August, le garçon souffrant d’un syndrome ayant contribué à son apparance actuelle, puis on suit sa sœur, ses amis et encore quelqu’un d’un peu plus extérieur à l’histoire. Ces points de vue nous permettent de comprendre la difficulté que c’est au quotidien pour le garçon mais aussi la difficulté et les soucis qu’on rencontre en étant sa sœur ou ses amis, ainsi que la violence du regard des autres et surtout dans le cadre du collège et du lycée.

Les personnages nous semblent d’ailleurs de plus en plus attachants, plus on apprend à les connaître, plus on veut rester avec eux.

J’ai malheureusement moins aimé Auguste, spécialement après avoir lu les parties concernant sa sœur et ses amis. Au début, lorsqu’on ne connaît que lui, on a tendance à s’apitoyer sur son sort et à ressentir de la compassion, mais plus les chapitres passent, plus je le trouvais égocentrique à cause de la surprotection dont faisaient preuve ses parents, à tel point que je le trouvais « bébé » par moment, heureusement, il grandi à la fin et ce côté « enfant » disparaît peu à peu avec lui, simplement, je le trouve encore égocentrique au dernier chapitre, passant son temps à réclamer de l’attention et des besoins.

C’est d’ailleurs le paradoxe de l’handicapé de toujours vouloir être et agir comme tout le monde mais de ne pas y arriver et d’avoir peur lorsqu’on en a enfin l’occasion, car le fait est là : on n’est pas comme tout le monde, on a des besoins particuliers et il faut simplement le comprendre pour être et agir normalement, et ce n’est pas un mal, ce n’est pas péjoratif.

Cependant, durant tout le livre ils disent qu’August n’est pas handicapé et ils en parlent comme si le qualifiait d’handicapé était mal, négatif, dépréciatif, seulement non, être handicapé n’est pas un mal, beaucoup de gens le sont pour des choses que vous n’imagineriez même pas, d’ailleurs 80% des handicaps sont dits « invisibles » donc on ne peut guère s’en douter, et certains handicap ne sont même pas trop lourds et gênent presque à peine les personnes atteintes (comme quoi, ça peut arriver pour n’importe quoi, n’importe quand et à n’importe qui) Mais il faut dire ce qui est, un handicap est quelque chose qui vous gêne au quotidien et vous empêche d’agir, de faire des choses de façon naturelle. Donc pour moi, oui, Auggie est handicapé, et non ce n’est pas queqlue chose de mal. Je dis cela parce que c’est l’impression que j’ai eu en lisant le livre, comme si être handicapé c’était mal. Après peut-être que les critères du handicap diffèrent aux USA mais ça demande vérification.

Finalement le dernier point que j’aimerai aborder, c’est le message qui sort de ce livre, évidemment je grade à l’esprit que c’est un livre destiné à un public jeune. Le livre nous apprend qu’il ne faut pas juger à l’apparence et qu’il faut apprendre à connaître les gens, il nous apprend aussi que le bien triomphe et que le collège, on en sort plus fort. Mais je trouve que, bien que le message soit très beau, il n’est pas tout à fait vrai, et oui je comprend que pour un public plus jeune il faut terminer avec une note d’espoir, mais je pense aussi qu’il faut leur dire la vérité, à savoir que le collège c’est terriblement dur et qu’on n’en sort pas forcément indemne et que les gens changent rarement d’avis sur une personne, que les populaires traînent rarement voire jamais avec les « pestiférés », les losers, les geeks, les outsiders.

Je conçois toutefois très bien que ce livre doit rester dans cette optique gaie pour prouver et intensifier son message qui tient dans les 4 lignes du résumé : il ne faut pas juger les gens à l’apparence.

Dans l’ensemble c’est donc un très bon livre et j’ai vraiment apprécié, sachant que l’égoïsme du héros et le message trop plein d’espoir ne sont que des défauts mineurs que je peux très bien passer et expliquer en utilisant le public visé, mais ce qui m’a vraiment dérangé c’est la vision du handicap qui en ressort et peut-être n’est-ce que mon avis, peut-être ne l’avez-vous pas ressenti ainsi mais moi ça m’a peiné.

Mis à part ces détails, le livre est beau et addictif et les personnages vraiment attachants, je le conseille car il délivre quand même un beau et bon message.

 

Amita

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A propos Amita

Étudiante en lettres modernes, je souhaite travailler dans le monde du livre ! Jeune rêveuse, j'adore lire et m'évader entre deux pages jaunies, il m’arrive aussi d'écrire quand j'ai quelque à chose dire, ou juste par amour pour les mots. Je suis plutôt heureuse mais j'ai du mal à vivre, comme si je ne comprenais pas toujours la vie telle qu'il faut la vivre dans notre société actuelle. La lecture et l'écriture m'offrent alors deux échappatoires parfaites à ce monde, cette époque, et je me sens revivre.
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