[♥] Les Misérables – Victor Hugo

♥ COUP DE COEUR ♥

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Voilà, j’ai enfin terminé ce pavé que j’avais reçu à Noël par ma mère, je suis arrivée à la 1486ème page vendredi 26 mai. J’avais commencé le livre le 4 janvier, puis fait une pause le 15 janvier et reprit le 3 mai.  Sacrée lecture, je n’en suis pas ressortie indemne.

Je pense qu’il n’est pas nécessaire de résumer ce livre et quand bien même, la tâche serait trop ardue.

 

Ma note : 20/20

 

Nous sommes donc en France fin 1700 début 1800, dans un léger contexte de crise social (ou plutôt de révolution)… Et Victor Hugo nous offre une très belle fresque historico-social.

Il aborde plusieurs thèmes, la misère sous toutes ses formes : vices et vertus, enfants abandonnées, guerres et révolutions, maladies, insurrection, prostitution, illégalité, loi, rédemption… Et j’en passe. En somme, il nous dresse un beau et large tableau qui nous donne à réfléchir.

 

Mais qui sont les Misérables ? Ils le sont tous d’une certaine façon, et leur misère est d’être Homme. En effet j’ai trouvé que tous à leur façon ils avaient quelque chose de « misérable », certains par leur aspect physique, d’autres leur condition et puis d’autres encore subissent une misère plus morale.

Hugo a créé des personnages qui sont des symboles, qui illustrent une catégorie sociale, une misère ou une injustice particulière.

Jean Valjean, qui est le protagoniste, est au début de sa vie un homme plutôt bon qui travaille dur pour subvenir aux besoins de sa sœur et de ses neveux et qui est contraint de voler du pain pour les nourrir, il se voit donc emprisonner au bagne de Toulon, où il devient un autre homme, Hugo montre ici que c’est parfois la punition qui fait de nous un homme mauvais et non l’inverse, finalement Valjean sort avec une haine de la société et de ce qu’elle représente. Puis il croise la route de l’évêque Myriel, qui lui offre de l’amour et de la compassion et lui permet une rédemption totale. Hugo prouve ainsi que l’amour et la compassion permettent de rendre les gens meilleurs, il insiste également sur le fait que nous ne sommes pas tous tout blanc ou tout noir, ni complètement mauvais ou bon, on peut changer, évoluer au cours de sa vie (Eponine le montre également) ainsi Jean Valjean devient presque un saint.

L’un des symboles de cette rédemption et de la nécessité d’offrir l’amour et la compassion, ce sont les chandelier de l’évêque, qui guident Valjean et le gardent sur le droit chemin de sa promesse faite à l’évêque de mener une vie honnête. De plus, à la fin, lors de sa mort, il les allume et les chandeliers l’éclairent, ainsi il meurt en paix, et dans la lumière divine, sous l’œil de l’évêque.

Mais il y a bien d’autres personnages dont il serait intéressant de parler durant des heures. En effet, chaque personnage a son histoire, son passé, sa vie, sa profondeur, ses idées. Et ce sont finalement plus les personnages qui guident le récit que l’inverse.

Ils sont humains, ni totalement bons, ni totalement mauvais, ils sont une parfaite description des Hommes et nous offrent une parfaite fresque sociale de l’époque, avec ses injustices, ses malheurs mais aussi ses bonheurs et ses habitudes.

Le personnage de Javert est également très intéressant, toute sa vie durant il a suivi une ligne droite, celle de la justice, de la loi, il y a toujours cru plus fort que tout, mais un jour, lors d’une confrontation avec Jean Valjean il se rend compte que la justice est parfois mal faite, et que la loi n’a pas toujours raison. Il se rend compte qu’un homme qui a été au bagne peut être un homme bon, et parfois même un homme meilleurs que celui qui n’y a pas été (Thénardier).

Je ne vais pas m’attarder sur les personnages trop longtemps, les deux cités sont mes préférés et ceux qui m’ont le plus bouleversée, mais on pourrait disserter sur chacun d’eux au moins une heure.

 

Il convient désormais de parler brièvement de l’histoire, l’intrigue est au début plutôt simple, elle s’intensifie, se complexifie avec le temps, au fur et à mesure des actions des personnages, qui sont les moteurs de l’histoire.

Et nous avons finalement un roman bouleversant, intense, plein d’émotions, d’amour, de peine, de tristesse (j’ai longuement pleuré) mais également de suspens !

Les choses, actions et paroles, s’imbriquent et se mêlent avec agilité, rien n’est laissé au hasard, le récit est vraiment bien travaillé.

On y retrouve également de longs passages historiques, sociaux ou politiques, Hugo nous conte notamment l’histoire des égouts de Paris, de l’argot et j’en passe, nous avons donc une fresque sociale bien complète, surmonté d’un panorama historique et politique. Le tout pour nous permettre de mieux appréhender l’histoire et mieux comprendre les situations et personnages.

 

Et tout ceci sous la plume délicieuse de Victor Hugo. Une plume tantôt douce tantôt forte, une plume qui peut nous chanter l’amour et nous scander la guerre, une plume qui nous dit tout, et qui le dit bien.

Le style est également à noter, en effet nous avons affaire à un narrateur omniscient, qui, comme je l’ai dit, nous explique bon nombre de choses, et qui s’immisce dans les pensées de nos héros, le tout pour une meilleure compréhension du lecteur. De plus, ce narrateur inconnu s’adresse à de multiples reprises, à nous, lecteurs, et ça rend l’historie plus vraie, plus vivante.

 

En somme, j’ai adoré, ce livre est définitivement un coup de cœur, un chef d’œuvre, un roman à lire absolument, un pan de la culture française ! Et je lui mets donc un 20/20 car il m’a offert de tout : pleurs, rires, joies, tristesses, bouleversements, suspens…

J’ai trouvé ce livre magistral, et je pense que c’est le bon mot !

Je pourrai encore en parler des heures et il serait possible de discuter sur tous les personnages, sur beaucoup de symboles, de citations… Mais je vous laisse faire ça dans les commentaires, et je serai ravie qu’on en discute ensemble (commentaires ou message privé)

 

Amita

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A propos Amita

Étudiante en lettres modernes, je souhaite travailler dans le monde du livre ! Jeune rêveuse, j'adore lire et m'évader entre deux pages jaunies, il m’arrive aussi d'écrire quand j'ai quelque à chose dire, ou juste par amour pour les mots. Je suis plutôt heureuse mais j'ai du mal à vivre, comme si je ne comprenais pas toujours la vie telle qu'il faut la vivre dans notre société actuelle. La lecture et l'écriture m'offrent alors deux échappatoires parfaites à ce monde, cette époque, et je me sens revivre.
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5 commentaires pour [♥] Les Misérables – Victor Hugo

  1. Ping : Tag PKJ La France | Amita A Aimé

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  3. Plume Vive dit :

    Superbe livre certes mais parfois compliqué à lire !

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    • Amita dit :

      C’est vrai, avec quelques longueur, mais j’avoue que la plume, les personnages et l’histoire m’ont tellement plu que j’ai tout de même adoré ! Mais en effet je ta’voue que j’ai lu deux trois passages en diagonales haha !

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