9 août

OUIIII ENFIN !

J’ai écrit ! J’ai cru que je n’y arriverai plus, depuis si longtemps que je n’ai pas écrit, que je n’ai pas ressenti cette sensation au fond de mon cœur ! Comme ça m’avait manqué ! Donc vu que c’est un premier texte depuis longtemps, soyez indulgents !

Et dites moi si la fin vous plait, ou si j’aurai du la « rallonger » si c’est assez compréhensible ou si je dois la travailler.

Et si vous voulez un peu de musique pendant la lecture voici l’une de eclle qui m’a inspiré ⇒ First Love ⇐


Le chateau ambulant 3.jpg

Depuis tant d’années qu’elle ne l’avait plus revu, et pourtant elle se souvenait encore de la grâce de son visage, la douceur de ses traits, son sourire malicieux et sa fossette, ses yeux rieurs couleur de jais et ses mains douces et légères, puissantes et fortes.

Elle se souvenait de tout. De sa voix d’ange qui lui murmurait des « je t’aime » et de son rire mélodieux.

Le jour était enfin arrivé, le jour de leur retrouvaille après tant d’années passées, tant de bombes éclatées, tant de larmes et de peur, mais il revenait enfin !

Elle avait mis sa belle robe, celle qui tourne et vole, celle qui lui donne un teint de poupée et des yeux brillants.

Elle était si heureuse de le retrouver enfin, de revoir, autrement qu’en photo, son visage doux et apaisé, d’entendre à nouveau, et non plus que dans ses songes, sa voix et ses murmures, son rire et ses « mon amour » chuchotés au creux de l’oreille.

 

Le vent soufflait doucement comme pour  annoncer leur arrivée imminente et les vagues dansaient au rythme de ses battements de cœur.

Elle ferma les yeux, assise au bord du port, et se souvint de ce jour, il portait son uniforme. Oh comme il était beau !

Il tremblait légèrement mais dans ses yeux on sentait la détermination, la force et le courage.

Ils se sont enlacés comme jamais et il lui a murmuré ces mots si doux, ces mots si beaux « Je t’aime, mon amour, pour toujours. »

Elle avait rougi, et quelques larmes avaient coulé de ses yeux plein de tendresse « Ne dis pas ça comme si tu n’allais plus jamais me le dire. »

Alors il l’avait embrassée comme au premier jour, comme deux adolescents fougueux, qui en oublient le reste du monde autour d’eux, et il lui avait chuchotée, en guise d’au revoir « Je te reviendrai, c’est promis. »

Puis il avait dû monter à bord du navire, avec les autres membres de son équipage.

Ensuite, il l’avait saluée de loin en criant des mots qu’elle n’avait pu entendre par dessus le vacarme de ce jour si sombre.

 

Des larmes silencieuses au bord des yeux elle se sentit enfin soulagée et libre, enfin elle allait le retrouver !

Les années avait passé et elle l’avait attendu, encore et encore, elle se forçait à vivre pour qu’il ne soit pas seul à son retour, elle survivait chaque jour un peu plus pour le revoir enfin, car elle le croyait, il lui reviendrai !

Sur le port, le brouhaha se faisait plus fort, la nervosité et l’impatience étaient palpables. Elle en avait le cœur serré comme ces autres femmes, inconnues et pourtant si proches d’elle.

Soudain, la rumeur des conversations augmenta, le navire allait arriver, on le voyait, un petit point noir à l’horizon, un point noir plein d’espoir.

Le cœur battant à tout rompre, elle se leva, essuya une petite larme au coin de son œil et fixa le point, jusqu’à ce qu’il grossisse, encore et encore, jusqu’à ce son cœur gonfle d’espoir, d’impatience et d’amour, encore et encore, jusqu’à exploser.

 

Un silence de mort régna durant l’amarrage du bateau, puis les femmes se bousculèrent pour voir leur mari sortirent et pouvoir enfin laisser tout ça derrière eux.

Rentrer à la maison, s’embrasser et s’aimer comme si de rien n’était et tout oublier pour mieux vivre.

 

Elle se hissa sur la pointe des pieds dans l’espoir de l’apercevoir, sans trop bousculer les autres et sans se précipiter, elle avait attendu des années, elle pouvait bien attendre quelques minutes de plus.

 

Elle se rappelait le goût du sel sur ses lèvres, le jour de son départ, et l’odeur de sa peau, elle se souvenait de ses mains sur ses joues et de cette promesse.

Comment avait-elle pu vivre sans lui durant si longtemps ?

Mais c’était enfin terminé, elle allait le retrouver, elle allait pouvoir reprendre son souffle, rouvrir les yeux. Revivre.

Des rires commençaient à se faire entendre, des mots d’amour bercés par le vent, des cœurs à l’unisson.

Elle attendait son cœur à lui. Encore et encore.

Le port se vidait peu à peu, les âmes se retrouvant après des épreuves si sombres, si dures.

Le port se vidait toujours plus, mais le bateau, lui, était vide depuis longtemps.

Pourrait-elle jamais revivre ?

Allait-elle pouvoir reprendre son souffle ? Rouvrir les yeux ?

A quoi bon voir, si c’est un monde noir que l’on contemple ?

A quoi bon sentir l’air dans nos poumons, si c’est un air empli de cendres et de morts ?

A quoi bon vivre, si c’est simplement pour survivre ?

 

 

Amita

 

Dites en commentaires ce que vous en avez pensé, j’ai besoin d’avis et de conseils !

 

 

Publicités

A propos Amita

Étudiante en lettres modernes, je souhaite travailler dans le monde du livre ! Jeune rêveuse, j'adore lire et m'évader entre deux pages jaunies, il m’arrive aussi d'écrire quand j'ai quelque à chose dire, ou juste par amour pour les mots. Je suis plutôt heureuse mais j'ai du mal à vivre, comme si je ne comprenais pas toujours la vie telle qu'il faut la vivre dans notre société actuelle. La lecture et l'écriture m'offrent alors deux échappatoires parfaites à ce monde, cette époque, et je me sens revivre.
Cet article, publié dans Amita A Ecrit, est tagué , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s