Amsterdam : 14 et 15 mai

Coucou,

Voici ma première chronique, celle ci retrace mon séjour à Amsterdam avec mon copain, un cadeau de sa marraine pour son anniversaire.


« Certains pensent qu’Amsterdam est la ville du péché, a-t-il ajouté quelques instants plus tard. En réalité, c’est la ville de la liberté. Et dans la liberté, la plupart des gens trouvent le péché. »

John Green – Nos étoiles contraires


 

Amsterdam

14 – 15 mai 2016

Amsterdam ou la ville de tout les possibles

 

Samedi 14 mai 2016

Réveil à 4:00 pour monter dans le bus à 5:00 prêts pour 5h de voyage et un arrêt de 45 minutes à Liège pour le petit déjeuner.

Nous sommes donc arrivés vers 11:00. Les chambres n’étant malheureusement disponibles qu’à partir de 16:00 nous avons donc déposés nos sacs dans une pièce prévue à cet effet et sommes partis au centre ville d’Amsterdam.

Il a fallu acheter des tickets de tram, ce qui c’est révélé assez compliqué, une fois acclimatés à l’anglais omniprésent, nous avons réussi à obtenir plus ou moins tout ce que nous voulions au cours de notre séjour.

Nous sommes descendus à Spui et sommes entrés dans une boutique souvenirs merveilleuse qui nous a offert des places pour Madame Tussauds à prix réduit. Nous sommes donc de suite partis au musée de cire à seulement trois minutes de là où nous étions alors. Ayant déjà des billets l’attente n’a duré que quelques minutes, pour une heure de plaisir !

Mon chéri et moi avons ainsi pu poser à côté d’Obama, d’Anne Franck, de Mandela, Brad Pitt et Angelina Jolie, Iron Man…

J’ai trouvé la visite très lucrative et amusante avec des « activités » outre les statues de cire (comme les Oculus Rift que nous avons pu essayer là bas) ainsi que des poses et personnalités parfois assez drôles (Fiona dans Shrek)

J’étais particulièrement heureuse d’y être allée n’ayant pas pu aller à celui de Londres lors de mon séjour en Angleterre, de plus, celui d’Amsterdam et le 2ème à avoir vu le jour, un privilège d’y entrer !

(30) Madame Tussauds.jpg

Ensuite, nous avons traîné au centre ville, allant de boutiques en boutiques, jonglant entre les boutiques souvenirs et les celles que nous ne connaissions pas ou que très peu en France (Forever 21, Rituals, Starbucks, Burger King -où nous avons ensuite dîné)

Le centre est d’une beauté incroyable ! Les boutiques sont gigantesques !

En passant dans certaines ruelles on peut apercevoir des coffeeshop avec des gens installés à une table en tain de fumer nonchalamment du cannabis, et avec des dérivés du célèbres « Keep calm and carry on » devenus « Keep calm and smoke weed no tobacco » (bien que je ne sois pas particulièrement pour les drogues douces type cannabis, je ne suis pas non plus contre, au contraire du tabac qui me révulse ! Alors cette politique, je l’adore moi !)

En traversant des rues nous sommes tombés sur un homme qui faisant tinter sa cagnotte au rythme d’une étrange et magnifique machine qui jouait une douce et agréable mélodie :

(54) Centre Ville.JPG

J’ai conscience que chaque chose étrangère à notre vie quotidienne a tendance à nous attendrir lorsque nous sommes en voyage, et que, de ce fait, je ne suis peut-être pas objective, mais j’ai trouvé ça absolument charmant !

Après cette agréable promenade nous sommes rentrés à l’hôtel pour nous reposer et poser nos bagages dans la chambre.

A 19:00 nous avons repris le tram en direction du Burger King, il aurait en effet été intelligent et intéressant de manger dans un restaurant pour profiter des spécialités amstellédamoises mais nous n’en avions pas trouvé, les prix étaient également trop élevés pour nous et nous n’avions pas le temps, trois raisons qui nous ont poussé var le fast food, la quatrième étant que je n’avais jamais goûté les célèbres burgers.

Finalement, nous en ressortîmes mitigés, en sachant que c’était l’attrait de l’inconnu qui nous y avait poussé en plus de la propagande américaine, mais tout de même repus.

Et c’est dans cet état d’esprit que nous avons pris la route de De Wallen le très ancien quartier chaud de la ville, aussi connu sous l’appellation française de « quartier rouge » qui a fait la célébrité d’Amsterdam, et très vite poussé dans l’ombre les autres merveilles de cette ville.

Dans un premier temps, je tiens à souligner la beauté du quartier en plein jour, coupé de toutes parts par le canal et les nombreux ponts qui le traversent le quartier est d’un charme à couper le souffle, de plus, on retrouve tout au bord les fameuses maisons du canal, hautes et droites, avec leurs couleurs automnales et leur fameux escalier.

Le soir, c’est un tout autre monde, et là, je me dois de citer un de mes auteurs favoris : « J’étais dedans et dehors simultanément captivé et écœuré par l’inépuisable variété de la vie. » Francis S. Fitzgerald

Il y a une diversité de culture étonnante et une sorte de liberté débridée, comme si tout ce qui nous semblait étrange, tabou ou sensible était pour eux sujet à rire, à s’amuser, à profiter.

Comme si la pudeur n’existait pas, ce qui m’a, je l’avoue, un peu mise mal à l’aise au début.

On a presque le sentiment de vivre dans un monde entre la réalité et le rêve, ou tout est possible, ou nous pouvons oublier tout le reste.

Il n’y a plus que nous, la ville, et tous ce qu’elle renferme.

(59) Le canal.JPG

Nous avons donc vu les trop célèbres prostituées en vitrine ! C’est vraiment déroutant et même, à mon sens, dégoûtant et dégradant pour l’humanité (et sans vouloir jouer les féministes, pour les femmes !).

C’est, d’après mon père, « le reflet de notre société » Certes, j’approuve autant de progressisme politique, et quelque part ils ont prouvé que réguler et contrôler les libertés à ce point avait du bon (paradoxe : si on contrôle les libertés, est-ce toujours être libre?), mais je me suis sentie vraiment étrangère à tout ça, comme si ce monde n’était pas le mien.

Peut-être suis-je trop enfermée dans le paradigme de mon époque, de mon pays et de ma culture, et de ce fait je n’arrive pas à prendre du recul pour mieux comprendre ce que je vois.

Enfin, quoiqu’il en soit, j’ai trouvé ça vraiment affreux de voir ces femmes à moitié nues derrière des vitrines, éclairées d’une lueur rougeâtre, tentant vulgairement de nous exciter.

C’était assez perturbant de marcher dans la rue et de voir une femme en sous vêtements en tournant la tête, tous les deux mètres parcourus.

Derrière ces vitres on aurait même cru à de simples poupées ou des robots.

Je souligne quand même que c’est beaucoup mieux de légaliser la prostitution et de la surveiller ainsi, c’est plus sécuritaire, plus sain et plus hygiénique !

Étant donné que ce n’est pas la seule « attraction touristique » qu’offre le quartier, nous avons aussi été profité des coffeeshop, appelés ainsi car avant un coffeeshop était un lieu où on pouvait borie un café en fumant de l’herbe en toute tranquillité, aujourd’hui, j’avoue n’avoir vu que très peu de personne avec un café à leur table, et exclusivement en journée.

J’ai donc goûté au spacecake, que je n’avais à présent aperçu qu’à la télévision, et mon copain a pris un bon vieux et traditionnel joint.

L’ambiance m’a mise un peu mal à l’aise, j’avoue être plutôt sainte-ni-touche sur les bords, mais ce n’est pas le sujet.

Le café était assez petit, et très bondé, avec une musique électro plutôt dérangeante (je pense que défoncés, les gens devaient l’apprécier), de la fumée à ne plus voir devant soi et des gens qui balançaient la tête d’avant en arrière en riant.

Mon copain vous aurait sûrement donné un son de cloche très différent, il a beaucoup aimé la liberté, la jeunesse qu’on sent vibrer et l’ambiance qui nous transporte dans un monde alternatif.

Il y a les hommes de la nuit, et les hommes du jour, je fais plutôt partie de la seconde catégorie, préférant le soleil et le bleu rassurant du ciel, l’eau clair du canal et les rires des gens heureux.

Nous sommes rentrés relativement tôt car monsieur était défoncé, comme on dit couramment, et heureusement que ce n’était pas mon cas (parait-il que je stressais trop et que de ce fait, l’herbe n’a pas eu d’effets sur moi, mon père ajoute que c’est parce que c’était la première fois que j’en prenais – et la dernière, croyez-moi !) j’ai ainsi pu nous ramener vivant et à bon port.

Dimanche 15 mai 2016

Réveil difficile à 8:00 puis direction le petit déjeuner, ensuite, et c’est l’un de mes regrets, morts de fatigue nous nous sommes écroulés sur le lit et nous sommes rendormis pendant presque une heure, ainsi, le temps que nous finissions nos valises pour rendre la chambre à midi, et que nous nous préparions, il était déjà bien 11:00.

Nous sommes donc sortis, après avoir rendu les clefs de la chambre (non sans difficulté : Monsieur avait oublié la clef à l’intérieur de la chambre…) en nous dirigeant vers la Maison d’Anne Franck nous avons cherché de quoi nous restaurer, finalement, vers une heure plutôt avancée pour manger nous avons trouvé quelque chose de convenable et de plutôt mignon à dire vrai.

Puis nous avons continué notre longue marche vers le maison de la petite juive, mais malheureusement, il y avait bien 2 heures de queue, or, nous n’avions pas le temps (et à ce moment, j’ai regretté de m’être endormie ce matin…) à défaut d’Anne Franck, nous avons été au Musée des Diamants.

En passant dans les rues bondées pour nous y rendre nous avons aperçu les très célèbres Starbucks et nous n’avons pu nous empêcher de prendre un smoothie, un milk-shake et deux cookies (ces derniers n’étaient, à mon goût, pas à la hauteur de leur réputation, les smoothies et milk-shake en revanche étaient délicieux!)

Ensuite nous sommes arrivés devant une bâtisse de taille plutôt moyenne abritant le musée que nous cherchions.

C’était certes une collection assez modeste mais impressionnante tout de même.

Amsterdam était autrefois la cité des diamants, grande productrice de diamants, la ville y employait surtout des juifs pour polir les précieuses pierres, avec la seconde guerre mondiale, la production de diamants a chuté suite à la Shoah et le pays et son empire du diamant ne s’en sont jamais véritablement remis.

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Le musée en lui même tient dans un bâtiment, plutôt petit, et est complété par quatre autres grandes pièces remplis de magasins de bijoux avec des prix à 5 chiffres !

De quoi faire rêver, et tomber à la renverse…

Si des objets à ces prix là se vendent c’est que des gens qui en ont les moyens se les achètent… C’est incroyable de penser qu’on ne vit absolument pas dans le même monde que ces gens, moi, par exemple, je me suis achetée une modeste paire de boucles d’oreilles à 8€ je crois même avoir offensé la vendeuse en achetant ce qu’elle avait de moins cher.

Puis nous avons repris le chemin du centre ville pour y traîné un dernier instant dans les boutiques souvenirs avant de devoir repartir.

Et là, c’était la course pour trouver un dernier souvenir avant de devoir prendre le bus à précisément 18:00, et comme toujours avec mon copain, nous sommes arrivés les derniers, en héros triomphant contre le temps sous les acclamations des autres voyageurs.

Pour résumer, j’ai absolument adoré et ai juste regretté de ne pas pouvoir plus visiter/faire de musées, c’est une ville absolument charmante renferment tellement de merveilles et de mystères.

J’ai un peu moins aimé le quartier rouge, mais salue tout de même le progressisme politique important, et la diversité de culture étonnante !

Un endroit absolument magique, presque irréel, un monde entre le rêve et la réalité qui nous offre une échappatoire totale.

(67) Le canal.JPG

 

Amita

En espérant que ma chronique sur mon séjour à Amsterdam vous a plu !

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A propos Amita

Étudiante en lettres modernes, je souhaite travailler dans le monde du livre ! Jeune rêveuse, j'adore lire et m'évader entre deux pages jaunies, il m’arrive aussi d'écrire quand j'ai quelque à chose dire, ou juste par amour pour les mots. Je suis plutôt heureuse mais j'ai du mal à vivre, comme si je ne comprenais pas toujours la vie telle qu'il faut la vivre dans notre société actuelle. La lecture et l'écriture m'offrent alors deux échappatoires parfaites à ce monde, cette époque, et je me sens revivre.
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