Et si nous avancions, sans être en compétition ?

Bonjour, 

Aujourd’hui je vous propose une sorte de petit essai sur l’engagement écocitoyen et mon propre ressenti. Cela fait longtemps que je désire vous proposer des articles de ce genre, j’espère qu’il y en aura d’autres.

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Cela fait un an que je suis engagée dans le mouvement de l’écoresponsabilité et un peu moins de temps que je suis devenue végétarienne.

En un an j’ai eu le temps d’apprendre beaucoup de choses sur ces causes qui me tiennent tant à cœur, mais également sur moi. Ces convictions nouvelles m’ont permis d’apprendre à mieux me connaître, découvrir qui j’étais vraiment et qui je voulais être, où je voulais aller. Mais j’ai aussi pu en apprendre davantage sur les gens autour de moi, mes proches, ma famille, mes amis. Au travers de réflexions anodines, de remarques, de questions, de comportements….

Et si j’avoue avoir beaucoup de chance, il y a quand même quelque chose qui revient sans arrêt : une espèce d’esprit de compétition. Qui sera le plus vertueux, qui défendra le plus la planète, qui y a pensé en premier, qui le faisait avant…. Et j’en passe.

Ma famille a très rapidement accepté mes nouveaux engagements et bien qu’ils aient parfois du mal à suivre tous mes combats, ils se révèlent très curieux et désireux d’apprendre. Ils sont parfois même très fiers de m’informer d’une de leurs découvertes ou d’une nouvelle pratique écocitoyenne.

Mis à part mon grand-père, les membres de ma famille sont très encourageants et ouverts. Ce dernier se trouve quant à lui bien moins enclin au changement et persuadé, comme beaucoup de sa génération, qu’à son époque tout était bien mieux et qu’ils n’ont rien à se reprocher.

Dans mon groupe d’ami(e)s également j’ai beaucoup de chance. La grande majorité de mes ami(e)s a également un pied (ou deux) dans ces questions environnementales (végétarisme, zéro déchet…) Et celles et ceux qui ne le sont pas sont très ouverts et toujours prêts à découvrir de nouveaux lieux écoresponsables, de nouvelles anecdotes… Et lorsque je transmets des informations alarmantes sur le climat ou l’écologie, ils sont à l’écoute et petit à petit deviennent vigilants à leur tour.

Mais aujourd’hui, je voulais parler non pas de l’entourage qui montre son soutien, mais des personnes qui font déjà plus ou moins partie de ces mouvements, de ces réflexions. Et je voulais montrer la terrible compétition qui règne au sein de combats pourtant si justes et équitables.

Il y a tout d’abord les compétitions intergénérationnelles comme j’ai pu déjà l’évoquer. Les personnes âgées ou bien les adultes qui vont se sentir offensés face à l’engagement de plus jeunes. Pour se déculpabiliser, ils vont expliquer que le tri, ils le faisait bien avant notre naissance. Qu’à leur époque le plastique n’existait pas, on ne polluait pas. On faisait bien plus attention ! C’est vous les jeunes, le problème, c’est vous qui avez fait ça.

Et même s’il y a une infime part de vérité, la pollution ne date pas de notre génération. Et le tri c’est bien, malheureusement c’est loin d’être tout. Cependant il est vrai qu’à l’époque de mes grands-parents la vie était plus simple, plus minimaliste.

Ainsi, je me suis souvent retrouvée dans une compétition malsaine avec mon grand-père. Lui expliquant ce qu’il faisait mal et lui me rétorquant ce qu’il faisait bien et ce depuis de années et que c’était largement suffisant, parce que certains font bien prie que lui en terme de pollution….

Avec le recul, je n’aurai jamais dû rentrer dans ce jeu malveillant, car la seule chose que ça produit c’est du mécontentement et de la perte de crédibilité.

Mais évidemment, lorsqu’on croit très fort à une cause, une cause vitale qui nous tient à cœur, il est difficile de ne pas se montrer pugnace dans ses avis, de ne pas être arrêté dans ses propos et quelque peu moralisateur à l’encontre de ses auditeurs.

Grâce à l’année qui vient de s’écouler et à tout ce que cela m’a fait comprendre, j’ai enfin pu prendre conscience de mon comportement à l’encontre des autres. Et je ne désire plus agir ainsi, je ne désire plus être celle qui fait la leçon, la « relou » des fêtes de famille, l’amie à qui personne n’ose plus parler, celle qui est toujours dans le jugement et la compétition. Malheureusement, le chemin entre la prise de conscience et l’accomplissement est long et semé de questions. Mais le plus gros est fait et je suis prête à l’affronter, car je ne le fais pas pour moi mais pour quelque chose de plus grand que moi, de plus grand que nous. Quelque chose qui nous dépasse et va nous rattraper.

Je me suis aussi retrouvée face à des personnes qui passaient leur temps à pointer du doigt la moindre de mes erreurs. Le moindre de mes défauts, chacune de mes failles…

C’est ce que j’aime appeler l’hypocrisie déculpabilisante. Des gens qui, pour ne pas avouer qu’ils ne pensent pas à l’écologie, à l’avenir, inspectent minutieusement ton comportement à toi. Ils pointent ainsi du doigt le moindre de tes faux-pas alors même qu’ils ne sont pas irréprochables.

J’ai souvent retrouvé ça chez des personnes qui n’était absolument pas engagées et dans ce cas, cette attitude est le fruit d’une réaction tout à fait compréhensible face à mon propre comportement moralisateur.

A force de m’entendre leur dire « Ceci n’est pas bien, cela non plus, tu ne devrais plus faire ça, ni acheter ça… » Les gens ont commencé, pour se défendre, à me rétorquer « Et toi, arrête le thé en sachet, ne prends plus l’avion… » Et ils ont raison. C’est aussi grâce à ce genre de réactions que j’ai pu prendre conscience de ma propre façon d’agir. Et je ne souhaite plus faire la morale aux gens dans l’espoir qu’ils prennent les bonnes décisions, mais leur montrer des voies et espérer qu’ils y réfléchissent et choisissent les chemins écoresponsables.

Seulement, là où cette hypocrisie déculpabilisante est la pire, c’est avec les personnes qui ont déjà un pied dans l’écocitoyenneté. Ce sont des personnes qui n’ont de cesse de dire « Tu fais ça…. C’est pas très bien, moi tu vois, je ne le fais plus. » Et là on se retrouve plongé au cœur d’une compétition intraorganisationelle. C’est-à-dire qu’au sein d’un même combat, à l’intérieur de pensées qui se rejoignent, on va trouver des comportements conflictuels. Des individus qui vont entrer en contradiction les uns avec les autres. Parce que « Tu n’es que végétarienne alors que moi je suis végane » mais personne ne commentera la fois où tu as mangé du fromage alors que dès que je pose les yeux sur un morceau de poisson, on me fusille du regard…

« Tu ne fais que ça… ? » Mais dans un combat, est-ce que chaque pas n’est pas aussi important que les autres ? Ne faut-il pas commencer quelque part ? Et puis changer ses habitudes, c’est difficile, pour certains ça prend plus de temps que pour d’autres. Alors même si l’urgence climatique nécessite de changer ses habitudes un peu plus rapidement qu’on le voudrait, Rome ne s’est quand même pas faite en un jour.

De plus, changer rapidement son alimentation ou sa façon de vivre est la plus simple manière de faire du mal à son corps et à son esprit. Il faut y aller pas à pas en commençant par ce qui nous semble le plus accessible.

Malheureusement, même si nos intérêts sont les mêmes et que la planète vaut bien plus que cette triste compétition à l’occidentale, nous passons quand même notre temps à nous comparer.

« Tu as vu, elle dit qu’elle est écolo mais son jean il vient de chez H&M, Zara…., elle a utilisé un mouchoir en papier, elle a un gobelet en plastique, elle mange encore des œufs… »

On est constamment en train de regarder ce que le voisin fait et de se dire « je fais mieux » ou encore, si toutefois on a le sentiment que ce n’est pas le cas «il fait plus mais il le fait mal… » Cet engagement écologique est alors purement égoïste et intéressé. On fait tout cela non pas pour l’environnement et par souci du vivant mais pour prouver aux autres combien on est généreux, altruiste… Combien on est le meilleur, le plus engagé, le plus inspirant. Et alors autant ne rien faire.

Combien de fois ai-je entendu « Tu n’es que végétarienne » Combien de fois m’a-t-on dit que je devais être cohérente et aller jusqu’au bout de ma démarche sinon autant tout arrêter. Pourquoi ? Pour qui ? Par rapport à qui ?

J’avance à mon rythme, je fais attention à mon corps, à ma santé, à mes désirs. Car avoir des convictions, aussi justes soient-elles, ne veut pas dire mettre en péril sa liberté et son bonheur.

Évidemment il est bien plus que possible d’être heureux en étant en accord avec ses convictions. C’est d’ailleurs même souvent le cas. Être en accord avec soi, ses pensés, ses combats, nous rend fondamentalement heureux, et ce même si on pousse l’engagement. Mais certaines choses peuvent entrer en contradiction avec nos désirs, nos rêves, nos envies. Alors il faut les manier délicatement et trouver des solutions plus douces qui restent en accord avec ce que l’on veut faire pour l’environnement et pour notre bonheur.

Je sais donc que je n’arrêterai jamais le lait de vache (mon addiction au chocolat est un réel fléau pour l’écologie) cependant en un an ma consommation de lait a diminué de moitié. Idem avec les œufs que je ne consomme presque plus. Il n’est toutefois pas nécessaire d’aller dans les extrêmes « J’arrête tout, maintenant ». Car alors, on est peut-être cohérent avec ses convictions, mais plus avec soi-même.

Combien de fois ai-je pu entendre également des gens dire qu’ils étaient pour l’écologie mais sans se soucier d’autres combats.

Alors je repense à cette phase de mon père « On ne peut pas aider tout le monde, il faut choisir ses combats » Et même si, dans le fond c’est tout à fait vrai, en réalité c’est une modeste façon de se dédouaner. « Je ne peux pas aider les migrants, j’en fais déjà beaucoup pour les pandas roux » « Les malades, oui c’est triste, mais tu vois moi je me bats déjà pour les droits des personnes en situation de précarité sociale…. »

En réalité, l’une des choses que mon engagement m’a apprises, c’est que tous les combats se rejoignent.

Cependant, là où mon père avait raison, c’est qu’on ne peut pas se donner à 100% pour chaque cause. Seulement, lorsqu’on s’intéresse à l’écologie, c’est comme si on s’intéressait à tout. Les causes se rejoignent, les mouvements sont tous liés entre eux par des fils invisibles. Et ces fils ce sont la cause de tous ces problèmes qui nécessitent qu’on s’en occupent : l’homme. C’est lui le lien, c’est lui la solution, c’est lui la cause.

Car lorsqu’on s’intéresse à l’écologie, on s’intéresse au vivant. Le vivant c’est la biodiversité, ce sont les écosystèmes, ce sont les végétaux, les animaux mais ce sont aussi les hommes.

Le personnes souffrant d’asthme à cause de la pollution de l’air ou la propagation des cancers due aux perturbateurs endocriniens ; Les enfants qui travaillent encore dans les usines dans certains pays pour nous faire des jeans ou des baskets ; Les hommes et les femmes maltraités et sous-employés pour coudre des survêtements ou pour récolter du cacao ; Les migrants qui fuient leur pays à cause des ouragans, des inondations, des températures qui deviennent invivables…

Tous les combats sont les mêmes et méritent autant notre attention. Et en effet, on ne peut pas s’investir autant dans chacun d’eux, mais il n’est pas nécessaire de choisir un combat car ils sont tous le nôtre. En revanche des petits gestes simples, écocitoyens, écoresponsables, permettent d’agir pour ces causes.

Alors il est important de comprendre que nous ne sommes pas en compétition. Nous n’avançons certes pas tous au même rythme, nous ne sommes pas tous aux mêmes étapes dans nos vies, nous n’avançons pas à la même vitesse. Mais l’important, c’est que nous avancions. Chaque pas, aussi petit soit-il, est un pas de plus. Chaque goutte apportée par le colibri sert à éteindre le grand feu de l’anthropocène. Car si chacun avance, si chacun apporte une goutte, si chacun donne une petite poussée, alors nous allons pouvoir aller tellement loin, éteindre cet incendie, tout renverser. Car « Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin » comme le dit si bien ce proverbe africain.

Et il ne faut pas juger le rythme des autres, l’ignorance ou les mauvaises informations. Les croyances trop ancrées ou les mauvaises habitudes. Il faut les prendre en considération, les regarder avec bienveillance. Il faut être à l’écoute et donner son avis simplement. Cessons la compétition, les comparaisons. Cessons d’agir comme l’Occident a toujours voulu qu’on agisse. Il ne sert à rien d’être le meilleur si c’est pour être constamment seul, autant être ensemble et faire mieux, plus loin.

Et même si chaque petit pas compte, il ne faut pas se laisser aller à penser que ce qu’on fait c’est déjà assez. Rien n’est assez, on peut toujours aller plus loin, creuser les questionnements, s’interroger, se remettre en question. On peut toujours faire autre chose ou s’améliorer. Pas forcément tous de la même façon, pas toujours les mêmes choses pour tout le monde de façon uniforme. Mais ce combat est si vaste qu’il y a bien un rôle pour tout le monde. Ce monde est si vaste qu’il y aura toujours une place pour chacun d’entre nous.

Cette année m’a permis de comprendre tout cela. De me remettre en question aussi. Et je vais continuer à le faire encore et encore et je vais creuser chacune de mes questions jour après jour. La perfection et l’irréprochable n’existent pas mais je sais que je peux atteindre cet idéal vers quoi je tends. Et si je n’y parviens jamais, au moins sera-t-il ce but constant pour lequel je me lève chaque matin, ce combat permanent qui me donne la force chaque jour d’affronter ce monde.

Écrire et réfléchir est toujours plus simple qu’agir. Je sais que ce texte proclame des valeurs que je ne respecte pas encore tout à fait mais maintenant que j’ai compris cela et que je sais ce que je vaux, alors c’est à moi de tout donner pour atteindre cette personne que je peux devenir. Cette personne engagée mais pas moralisatrice, qui se bat au quotidien mais qui n’est pas irréprochable, qui n’est pas parfaite et le sait mais qui fait tout pour s’améliorer. Mais pas par égoïsme, pas par intérêt. Mais plutôt par amour. Quand on commence à se sentir utile, à donner de soi, alors on reçoit beaucoup plus. Et ça fait tellement de bien. De sentir, de voir qu’on peut faire une différence tous ensemble. De donner et de recevoir sans rien attendre. De faire partie d’un tout tellement plus puissant que nous. De se sentir exister, non pas pour nous-même, mais pour offrir tout ce qu’on a en nous, et d’en ressortir plus vivant.

Le combat est long, infini, vaste mais chacun y trouvera sa place. Nous avons tous à apprendre, de nous d’abord, de la vie mais surtout des autres. Alors cessons d’être en compétition et avançons. Ensemble.

 

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Amita

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[PAL] Pumpkin Autumn Challenge 2019 #PALduPAC2019

Hello

Je suis désolée, je sais que je ne suis pas venue depuis longtemps mais la vie est mouvementée ! Je vais entrer en master à 800km de chez mes parents et tous les gens que j’aime, je commence à nouveau chapitre de ma vie. Mais je ne le commence pas seule.

Et j’avoue que je perds un peu la motivation pour tenir le blog ou pour rédiger des critiques, après presque 8 ans à le faire c’est parfois difficile.

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Je vous retrouve aujourd’hui avec ma pile à lire pour le très attendu Pumpkin Autumn Challenge 2019 ! Elle est très longue mais j’avais très envie de la partager.

J’ai sélectionné un livre par sous-catégories, parfois plus. C’est très optimiste cela dit en 3 mois, on devrait pouvoir y arriver ! Je vous conseille d’aller me suivre sur Instagram j’y suis bien plus active !

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Δ Automne Frissonnant Δ

a) Je lis très peu de littérature angoissante, de policier ou de livres de vampire, cette catégorie est toujours la plus compliquée pour moi. Ceci dit j’ai trouvé un livre dans ma PAL qui se passe à Amsterdam et qui tourne autour d’un meurtre, semble-t-il. Il s’agit de Quatuor de Anna Enquist.

b) C’est pareil pour les fantômes et la piraterie, je n’en lis pour ainsi dire pas du tout. J’ai donc opté pour All these beautiful strangers de Elizabeth Klehfoth. Il est en anglais et on va suivre, je crois, l’histoire d’une jeune fille qui semble avoir une vie parfaite mais qui va découvrir un lourd secret autour de la mort de sa maman. La mort qui resurgit pour révéler des secrets, j’ai trouvé que ça collait avec le thème des fantômes.

c) Pour ce qui est de la différence, des monstres et de l’altérite j’ai choisi un classique à lire absolument et qui dormait dans ma PAL, il s’agit de Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand.

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Δ Automne Enchanteur Δ

a) Alors pour cette première sous-catégorie j’avais décidé de retenter la lecture des Hauts de Hurlevents de Emily Brontë. Quoi de plus gothique qu’un récit des sœurs Brontë ? Cela dit il est très long et j’ai peur de ne toujours pas accroché car j’avais déjà tenté de le lire il y a 5 ans environ. Alors au cas où j’ai acheté à la dernière minute et sur conseil d’une de mes meilleures amies : Songe à la douceur de Clémentine Beauvais. En plus la couverture du format poche est très automnale et il a l’air de se lire très vite. Il n’est pas gothique mais selon moi il rentre dans le thème poésie.

b) Pour les légendes j’ai un peu « grugé » si on peut dire. J’ai pris un autre classique qui dormait dans ma PAL : Oedipe roi de Sophocle. Oedipe c’est un peu devenu une légende, non ?

c) Pour cette catégorie aussi j’ai un peu grugé haha. Pour tout ce qui est dieux, déesses… j’ai opté pour la fameuse pièce de théâtre En attendant Godot de Samuel Beckett. Et ceci car Godot n’est pas sans rappeler God (Dieu) dont les personnages vont parler sans cesse et vont attendre la venue avec impatience mais, à l’image de Dieu, il restera présent seulement en pensées et en paroles. J’ai également choisi quelque chose pour le mot-clef sur les animaux : La ferme des animaux de George Orwell.

d) Alors là sur les sorcières et les femmes je me suis fait plaisir ! En premier j’ai mis le premier tome de Grisha de Leigh Bardugo et en second le premier tome des Soeurs Carmine de Ariel Holzl que je vais lire en lecture commune avec cette même amie dont j’ai déjà parlée.

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Δ Automne Douceur de Vivre Δ

a) Pour ce qui est de l’enfance j’ai prévu de lire ce fameux classique de la littérature anglaise pour la jeunesse : I capture the castle de Dodie Smith. ce livre m’a fortement été recommandé par deux libraires de chez Daunt Books à Londres. Puis pour le côté feel-good j’ai choisi le tome 4 de la BD Giant Days. Cette BD est un énorme coup de coeur pour moi.

b) Pour ce qui est de la famille, de l’amitié et des illusions qui tombent j’ai pris Une bête au paradis de Cécile Coulon. Livre de la rentrée littéraire qui me tente beaucoup, j’ai hâte de découvrir ce roman qui fera certainement parlé de lui cet automne/hiver.

c) Je n’ai rien pour cette catégorie car je en suis pas très fan des nouvelles et recueils.

 

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Δ Automne Astral Δ

a) As far as the stars de Virginia Macgregor est une romance YA en anglais. L’astronomie est présente dans le titre et je crois bien que c’est tout. Cependant je suis contente de l’avoir placé ici.

b) J’ai ensuite sélectionné un livre de SF, plus particulièrement une uchronie avec Le maître du Haut Château de Philip K. Dick. Avec cette uchronie on imagine le monde si les Nazis avaient gagné la guerre. J’ai hâte de pouvoir enfin découvrir ce maître de la SF.

c) Pour ce qui est des couleurs du ciel j’ai choisi Le Faucheur de Terry Pratchett qui est un tome des Annales du Disque-Monde consacré à mon personnage préféré : La Mort. Le tome est violet, bleu foncé et noir.

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J’espère réussir à tout lire. Bien sûr je vais acheter d’autres livres car je ne parviens pas à résister et il y a tellement de livres qui font automnales et halloweenesques ! Il y a Frankenstein que je n’ai toujours pas lu et voudrais lire ou encore un livre de Daphné du Maurier. En attendant je vous souhaite de bonnes lectures ! Je vous souhaite une bonne rentrée, un automne agréable et cosy. Du café, du thé, un plaid, un chaton ou un chien, un amoureux, de la pluie, des roulés à la cannelle et surtout un très bon livre.

 

Amita

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Une mode éthique est-elle possible ? – Majdouline Sbai

Hello !

En ce moment je ne lis que des essais et autres non-fictions sur l’environnement. Ce livre a été une découverte merveilleuse et inattendue. J’espère que vous sauterez le pas de sa lecture.

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C’est la question que s’est posée cette sociologue spécialisée en environnement. Elle a composé son ouvrage sur deux axes, d’abord un axe pour mieux savoir puis un autre pour mieux agir. Elle retrace ainsi l’histoire de la mode : la mode comme savoir-faire, la haute couture, le prêt-à-porter, l’industrie de la fast-fashion… Elle explique également les méfaits de la mode aujourd’hui : pour notre santé, pour notre planète et pour les hommes qui y vivent. Ensuite elle expose la définition d’une mode éthique à travers des labels, des créateurs, des mouvements… Puis explique ce que le consommateurs peut faire pour agir.

Chaque année 140 milliards de vêtements sont produits dans le monde. Mais quel monde ? Nous vivons dans une société de surconsommation impensable, menée par l’économie linéaire. Majdouline Sbai rend très bien compte du malaise de notre société. De l’avoir plutôt que de l’être. Elle nous ouvre les yeux et donne les clefs pour une meilleure consommation. Pour une économie circulaire et un bien-être plus profond.

S’habiller est certes devenu mauvais pour notre santé, la planète et ses habitants, mais cela reste un acte culturel. Selon notre classe social, notre âge, notre genre, notre profession, la façon de se vêtir en dit parfois bien plus sur nous que les mots. Alors rendons cet acte culturel éthique et responsable.

Un jean parcourra 65 000 km avant d’atterrir dans notre armoire. Et les GES qu’il émet ne s’arrêtent pas là. Il est possible de s’habiller plus localement. Mais la provenance lointaine n’est pas le seul souci. Il est également possible de choisir des tissus d’origine végétale et pourquoi pas, en plus, biologiques.

Une fois les aspects environnementaux traités, il ne faut pas négliger les aspects citoyens, humains, solidaires.

L’OIT (Organisation Internationale du Travail) estime que 168 millions d’enfants de 5 à 14 ans travaillent dans le monde. On le sait tous, mais en entrant dans nos boutiques de prêt-à-porter préférées on a tendance à l’oublier. Dans l’intimité de nos cabines, on ne pense plus au salaire dérisoire de ces hommes et de ces femmes, des conditions dangereuses de leur emploi, des enfants employés pour certains travaux.

Car comme le dit Jean-Pierre Dupuy, philosophe, « Nous ne croyons pas ce que nous savons.» Nous avons beau savoir, tant que nous n’avons pas vu, tant que nous n’avons pas une expérience empirique de cette industrie et de tout ce que ça implique, alors nous ne nous rendons pas compte.

Nous vivons dans des réalités trop éloignées, trop différentes pour comprendre et avoir vraiment conscience. On se dit « Comment l’achat de ce simple jean peut-il participer à la misère de ces familles au Bangladesh, ça n’a rien à voir, c’est trop loin »

Alors il y a de nombreuses façons d’agir. On peut réduire ses achats, recycler ou upcycler ce qu’on possède déjà, consommer des marques labellisées éthiques… De nombreux événements et organismes existent déjà.

Majdouline Sbai termine d’ailleurs son ouvrage par une série de portraits concernant des personnes ayant fait ce pas de se lancer dans la mode éthique. Enfin, elle répertorie les organismes et sites internet utiles.

Cet ouvrage est très court mais vraiment très intéressant. Il apprend énormément de choses et fait prendre conscience de beaucoup. Il n’ouvre pas seulement les yeux des consommateurs que nous sommes mais ouvre aussi les portes d’un nouveau monde qui existe déjà. Ce monde plus éthique est là, il faut juste le regarder et se donner les moyens d’y participer.

 

Amita

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Ça commence par moi – Julien Vidal

 

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J’ai lu cet ouvrage il y a peu et j’ai été réellement et très agréablement frappée par sa force, sa bienveillance et son engagement.

Julien Vidal y retrace une expérience qu’il a menée durant un an : accomplir chaque jour une nouvelle action écocitoyenne pour se diriger vers un monde meilleur.

Après une intéressante introduction toutefois un peu longue et malheureusement parfois rébarbative, il se lance au rythme d’un chapitre par mois.

Au travers de chaque chapitre il aborde de grosses thématiques sur lesquelles il a ouvert les yeux. A la fin du chapitre il recense les bonnes actions de son mois.

Il aborde notamment la question de l’industrie du fast-fashion, la pollution numérique, les placements bancaires qui peuvent ou non être écoresponsables…

C’est là que réside l’une des forces de cet ouvrage, au delà du fait qu’il est très personnel et par conséquent s’adresse à tout un chacun, il aborde également une pluralité de sujets.

Chacun peut se retrouver dans un sujet, se sentir concerné, être interloqué et se questionner. Il y en a pour tout le monde et ici on n’est pas dans le simple manuel de l’écolo débutant : mouche-toi dans du tissu et bois dans une gourde en inox. On va bien plus loin et même s’il nous donne ces petites astuces et bien d’autres, il creuse encore plus. Il nous parle de livres, de documentaires, d’applications, de lieux écoresponsables, de pratiques…. Il parle d’une pollution invisible dans notre quotidien : la consommation d’eau, la pollution numérique, la mode, les banques, les voyages….

Et bien plus que l’écologie en terme environnementale, il a compris (et m’a fait comprendre) que l’écologie, c’est s’intéresser au vivant dans son ensemble. Ce qui englobe aussi les migrants, les populations des pays en voie de développement, les sans abris…. Il ne nous donne pas juste les clefs pour devenir plus engagé envers la nature mais pour devenir un meilleur citoyen du monde en prenant en considération la nature, les animaux mais aussi les hommes.

Ce livre a été une merveilleuse lecture, il m’a appris beaucoup de choses sur l’engagement, sur l’écologie, la politique et l’économie. Mais au-delà de ce simple apport de connaissances, il m’a beaucoup inspirée. J’ai retrouvé en Julien Vidal un modèle de conduite. Il n’est pas moralisateur, il avoue ses erreurs, il nous explique tous ses faux-pas. Puis il nous montre un chemin qu’il a pris et nous donne envie de l’y suivre. A travers son livre on sent le poids de toute l’expérience qu’il avait déjà, de toutes les lectures, les recherches, les informations qu’il a accumulées. On sent une importante culture qui est utilisée à bon escient et rend le livre passionnant, intéressant et intelligent.

Il m’a sincèrement beaucoup inspirée. Je savais que l’avion était une importante source de pollution, je connaissais les méfaits de l’industrie du textile, j’avais conscience des placements douteux des banques, mais lui m’a donné envie de faire quelque chose de ces connaissances. De cesser de les cacher sous le tapis dans l’espoir de ne plus y penser. Il m’a motivée à voyager différemment, à m’habiller différemment, à réfléchir à l’impact de gestes simples comme faire mes courses, souscrire à une banque, à un contrat d’électricité ou de gaz….

Ce qu’il y a de bien également, c’est sa façon d’avancer à son rythme et de ne jamais aller dans les extrêmes. Être vegan par exemple est un choix que beaucoup font, mais il explique que ce ne doit pas être un absolu vers lequel tendre. Prendre l’avion c’est très polluant mais il avoue qu’il faut savoir simplement modérer ses trajets et trouver des alternatives sans pour autant bannir complètement ces pratiques néfastes. Il est dans la modération et ça fait du bien. Il nous apprend énormément de choses sur l’écologie, sur lui, sur le genre humain mais aussi sur nous, lecteur. Il nous donne envie d’avancer, de se lancer, d’aller plus loin, de devenir la meilleure version de nous-même.

En quelque mots, c’est un livre innovant, intéressant, profondément humain et tellement inspirant. Je vous conseille vivement sa lecture. Il vous donnera peut-être envie de vous lancer si ce n’est pas déjà le cas, d’aller plus loin si vous avez déjà un pied à l’étrier. Il vous inspirera une meilleure version de la personne que vous êtes.

Julien Vidal, bravo pour avoir entrepris ce projet immense et merveilleux, merci de l’avoir mené à bien. Merci d’essayer de rendre le monde meilleur sans découragement, merci d’inspirer des gens comme moi.

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Son site internet

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Amita

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Sadie – Courtney Summers

COUP DE COEUR !

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Dès demain en VF dans vos librairies !

 

Nous voilà embarqués dans une petite ville du Colorado, aux États-Unis, Cold Creek. Elle porte en effet bien son nom car cette ville oubliée et perdue, désolée et froide, va être le témoin d’un drame.

Un jour, Mattie âgée de 13 ans, est retrouvée morte. Sa sœur, Sadie, 19 ans, est portée disparue quelques mois plus tard.

C’est au travers d’un format original et haletant que cette histoire nous est racontée.

Deux points de vue tentent de mettre au jour la clef de l’intrigue : celui de Sadie au moment de sa disparition et celui d’un journaliste qui tente de démêler cette histoire pour les besoins d’un podcast radio, quelques temps après les événements.

Ces deux narrations sont très prenantes et sans se rejoindre vraiment, elles se complètent très bien.

Outre un simple meurtre, cette histoire aborde beaucoup d’aspects terrifiants de notre monde : drogue, pauvreté étendue aux USA, violence… Et la problématique centrale, la clef de ce mystère, est terrible et bouleversante…

Ce livre est classé « jeunesse » pourtant je le trouve un peu dur par moments, notamment dans le cœur même de l’intrigue qui met en lumière de noirs aspects de l’âme humaine.

Les personnages ne sont pas particulièrement attachants (peut-être n’a-t-on pas le temps de nous y attacher ?) on se concentre beaucoup plus sur l’intrigue et sur les révélations qui rythment notre lecture.

Pour donner désormais un avis tout à fait personnel, c’est l’histoire d’une jeune fille, qui part à la recherche du tueur de sa sœur cadette. Ça m’a grandement touchée car j’ai moi-même trois plus jeunes sœurs et je donnerai ma vie pour elles. Cette histoire a réveillé en moi de profonds instincts protecteurs.

Cette lecture a été un énorme coup de cœur. Elle m’a bouleversée, impossible de la lâcher ! Et même une fois terminée, tous les sujets abordés vous hanteront toujours, et les questions sans réponse vous tourmenteront encore…

A lire absolument pour lire un bon livre et pour ouvrir les yeux sur notre monde.

 

Amita

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[PAL] Spring Flower Challenge 2019

Bonjour,

 

Je suis vraiment désolée de cette si longue absence et ses retours si irréguliers… Je suis en train de décider du chemin que va prendre ma vie et c’est un peu compliqué.

Mais aujourd’hui je vous retrouve avec cette pile à lire pour ce joli petit challenge organisé par Galleane.

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Il y a donc deux menus chacun étant composé de trois sous-catégories. J’ai trouvé dans ma PAL déjà existante un livre pour chacune !

 

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MENU 1

 

♥ La saison des amours

Comme son petit nom l’indique, il s’agit de lire de la romance. Genre que j’ai assez peu dans ma PAL car lorsque j’ai envie de romance, j’en achète de façon spontanée et en lis dans la foulée. J’ai donc un peu triché en choisissant Antoine et Cléopâtre de Shakespeare.

♥ Bienvenue en Féerie

Il faut lire un livre de SFFF, j’ai choisi le cinquième tome du trône de fer de George R. R. Martin. J’adore cette saga et la série qui en découle malheureusement ces derniers temps je perds beaucoup l’envie de continuer car je me suis beaucoup fait spoiler par diverses personnes…

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♥ Hanami, cerisiers en fleur

Il faut donc lire un livre sur le Japon et c’est assez incroyable que j’en aie justement un dans ma PAL ! Mémoires d’une geisha de Inoue Yuki, qui me tente depuis bientôt 4 ans et que j’ai acheté par hasard il y a deux semaines. Et que je vais lire en LC avec une de mes amies (Amélie ♥) qui vient justement de créer un blog !

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MENU 2

 

♥ Ménage de printemps

On nettoie tout et on lit un livre dans notre PAL depuis plus d’un an. Pour ma part, je tiens à ce que la PAL ne dépasse jamais un trop gros nombre et que les livres qui y figurent tournent régulièrement, donc pour cette catégorie, j’ai pris le plus vieux, mais il est loin d’avoir un an. Il s’agit de Vipère au poing d’Hervé Bazin qui me tente depuis vraiment très longtemps.

♥ Goodbye winter, hello spring

Ici, il faut lire ou le premier tome d’une série, ou le dernier. Je vais donc commencer la duologie qui vient de paraître chez Collection R : La cité du ciel de Amy Ewing. Ca a l’air sympa, sans toutefois être ultra original, mais nous verrons bien.

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♥ C’est déjà le printemps ?

Hé oui, je l’ai tant attendu ce printemps ! Mais la question n’est pas là. Il faut donc lire un livre qui était initialement prévu pour un autre challenge. J’ai donc choisi le tome 3 d’Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir, je l’ai acheté le jour de sa sorte (22 novembre je crois) et finalement je ne l’ai toujours pas lu…

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Voilà ma PAL, c’est franchement faisable. On y croit ! Et vous, des envies de lecture pour ce challenge ?

 

Amita

 

 

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Le reste est silence – Carla Guelfenbein

1


 

Résumé : Tommy a douze ans, et une maladie cardiaque qui lui interdit les jeux turbulents des garçons de son âge. Caché sous une table, il s’amuse à enregistrer sur son Mp3 le joyeux verbiage d’un banquet nuptial. Et voilà que l’on parle de sa mère, brutalement disparue dix ans plus tôt. Une brèche s’ouvre dans les secrets si bien gardés d’une famille recomposée, comme il en existe tant. 

Note :  ★★★

J’ai acheté ce livre lors du salon Livre Paris. J’aime tout particulièrement les ouvrages de chez Acte Sud : les couvertures sont magnifiques, les titres ont un délicieux goût de poésie et les résumés sont plein de mystère. J’ai donc choisi entre autres livres celui-ci.

Le résumé en dit bien peu, car plus que l’histoire de ce jeune garçon qui va découvrir de lourds secrets, on y explore la profondeur des secrets, le poids de la vie, la part d’ombre que chacun possède et qui, tôt ou tard, nous rattrape.

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J’avoue cependant avoir eu du mal à rentrer dans le livre et ce pour plusieurs raisons. La première étant je pense une question de traduction. La traduction est très bien faite (hormis quelques coquilles qui font toujours un peu mal aux yeux) mais je pense que les métaphores, le lyrisme et les sonorités rendent beaucoup mieux en espagnol et je suis par conséquent assez attristée de ne pouvoir lire ce livre en version originale. Toutefois, la traduction reste bonne mais elle ne rend pas justice, je pense, au texte original.

L’ouvrage regorge de jolies phrases et de petites vérités importantes mais le tout est ensevelies sous des tournures de phrases bateau, clichées et assez basiques.

De plus, l’intrigue est assez longue à se mettre en place, il faut attendre la moitié du roman pour comprendre vraiment les enjeux du texte.

Et enfin, il y a des sujets très importants qui y son abordés (harcèlement, suicide, antisémitisme) et malheureusement, aucun n’est creusé. On reste beaucoup trop en surface.

Malgré cela, j’ai quand même pris du plaisir durant ma lecture. Tout d’abord, comme je l’ai déjà souligné, bien que le texte ne soit pas mémorable, on peut y dénicher certaines jolies phrases ou petites maximes très appréciables.

De plus, même si les sujets phares ne sont pas creusés, ils sont toutefois exploités et c’est intéressant.

Les personnages sont à la fois terriblement réalistes et sincèrement agaçants. Ils sont agaçants justement parce qu’ils sont réalistes et qu’ils manquent terriblement de communication entre eux. Et finalement c’est ça le nœud entier de l’intrigue : la communication. J’ai trouvé ça vraiment intéressant d’aborder ce point-là des relations humaines car, selon moi, c’est le problème numéro un dans toutes les relations sociales.

Pour finir, alors que je lisais les dernières cinquante pages avec une pointe d’ennui, tout est arrivé. La fin relève tout à fait le niveau. Elle arrache le cœur, elle étreint fort, elle bouscule. Elle est terrible et géniale à la fois elle est ce qu’on n’attendait, au fond de nous, sans vraiment le savoir : ce dont le roman avait besoin.

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Une bonne lecture contemporaine avec des personnages intéressants et des sujets, quoique pas assez creusés, mais toutefois vraiment importants et une intrigue longue à commencer mais qui termine de façon presque magistrale.

 

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Amita

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