Book Haul #Septembre2017

Bonjour !

 

Je suis contente de vous retrouver pour ce book haul !  Je tiens à souligner que tous les livres présentés ici n’ont pas trainé dans la PAL !

Acquisitions Livresques

 

J’ai tout d’abord opté pour Ma Reine de Jean-Baptiste Andrea (L’iconoclaste éditions) un livre de la rentrée littéraire qui m’a beaucoup touché et fait rêvé. Un genre de voyage initiatique pour devenir un homme, à la rencontre de gens extraordinaire, fascinants et bouleversants.

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Puis je me suis laissée tenter par l’intégrale de La Croisée des Mondes de Philip Pullman chez Gallimard Jeunesse, qui est vraiment un ouvrage magnifique ! Je suis ravie d’avoir craqué pour cette merveilleuse éditions !

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Je vous avais montré, dans le book haul précédent, que mon père m’avait donné les 4 premiers tomes d’HP en poche (la première version) J’ai donc pris d’occasion le 5 et 6. D’ailleurs je suis toujours à la recherche du 7 en poche d’occasion dans la première version, si jamais vous avez des liens ou des connaissances, n’hésitez pas.

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Et enfin, je me suis fait plaisir avec cette BD magnifique ! Il s’agit du monde de Zhou Zhou de Golo Zhao et Bayue Chnag’on chez Casterman, traduit du chinois. Elle est tellement belle ! Et pour l’avoir lue, je peux vosu dire qu’elle est terriblement touchante et encore plus belle à l’intérieure !

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Et voilà, j’ai été raisonnable et en plus j’ai déjà tout lu !

 

Amita

 

 

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A la croisée des Mondes T.1 : Les Royaumes du Nord – Philip Pullman

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Résumé : Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans: Lyra vivait, en compagnie de son dæmon Pantalaimon, parmi les Érudits du Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière. Elle avait alors effectuer un long voyage vers le Nord pour comprendre tous les mystères autour de la Poussière.

 

Dès les premières pages on est embarqué dans le quotidien de Lyra, orpheline de onze ans, qui vit au Jordan College d’Oxford dans un monde qui ressemble à une version passée du nôtre, mêlée de modernité et de magie mais aussi de science ! On se retrouve plongé au cœur d’un monde fortement dirigé par l’Église où hommes, sorcières, ours en armures et autres créatures cohabitent.

On peut alors citer les dæmons, sorte de représentations physiques de l’âme qui peuvent changer d’aspect à volonté jusqu’à la puberté de leur maître. Pour moi, ces petites créatures qui accompagnent tout être humain sont l’un des points forts de cette histoire. En effet, pour les personnages de ce livre, vivre sans dæmon ou loin du sien est une abomination, une mutilation du corps, un sacrilège ! C’est dire à quel point ces petits animaux doués de parole sont importants. Et j’ai trouvé ça attachant et fascinant à la fois : qui ne rêverait pas d’avoir un petit compagnon toujours à ses côtés, pour ne jamais plus se sentir seul ? De plus, c’est parfait pour attendrir le lectorat, qui, à la base, est un lectorat jeune.

Mais ce n’est pas le point central de l’histoire, le fil conducteur de tout le tome, et des tomes suivants semble-t-il, c’est cette fameuse Poussière dont il va être question assez tôt et qui va nous intriguer pendant longtemps. Cette Poussière qui effraie et intrigue, fascine et émerveille, cette Poussière qui va pousser notre héroïne dans un long voyage jusqu’au Nord. C’est un sujet à forte portée philosophique, et parfois même un peu scientifique par quelques aspects, tout en restant parfaitement accessible à tout type de lectorat. J’ai trouvé cette intrigue bien menée, car tout en suivant les traces de cette Poussière, on se retrouve confrontés à beaucoup d’autres événements et découvertes qui vont s’ajouter à l’histoire déjà très riche. Et cette Poussière va marquer la fin du tome mais aussi le début du suivant, c’est donc un parfait moyen de conduire l’histoire et de lier la trilogie entière.

D’ailleurs, en parlant de structure, je souhaite également évoquer celle du premier tome dans sa globalité. Le livre se découpe en trois parties relativement équitables, chacune se concentrant sur un lieu phare de l’intrigue, un lieu qui va avoir un impact sur le destin de Lyra et la suite de l’histoire, on retrouve ainsi trois lieux importants, donc trois grandes parties, trois points culminants du récit, très bien partagés. Cette construction permet une meilleure compréhension de l’histoire ainsi qu’une meilleure découpe, c’est un travail très intelligent que je tenais à souligner.

Le dernier point phare de l’histoire c’est l’aléthiomètre, sorte de boussole d’or qui montre la vérité quelle que soit la question qu’on pose si tant est qu’on sache s’en servir. C’est un objet d’une extrême rareté qui va se retrouver entre les mains de Lyra. Celle-ci va s’en servir à de multiples reprises pour affronter de nombreuses situations et déjouer des guet-apens, c’est donc un objet très pratique. Et à dire vrai, ce point m’a légèrement dérangé, j’ai trouvé ça un peu facile d’avoir un objet qui permettait de tout savoir et de prédire l’avenir, ça enlève une part de suspens et de mystère et ça facilite l’histoire. Mais il ne faut pas oublier que le livre s’adresse d’abord à un lectorat jeune, il est donc normal qu’on y retrouve certains codes et schémas d’une littérature faite pour plaire à la jeunesse.

Mais outre l’intrigue, dans un roman on retrouve aussi des personnages, et quelle gamme de personnages extraordinaires et fantastiques on retrouve ici !

On rencontre autant de personnages humains que de créatures, comme les ours en armures ou les dæmons qui sont tellement attachants.

Mais l’égalité existe aussi entre les genres, on retrouve des personnages féminins très forts et d’autres plus faibles, méchants comme gentils et de même pour les personnages masculins.

D’ailleurs la limite bien/mal, méchant/gentil est assez vague, on n’est assez loin du schéma dichotomique, on est face à des personnages qui font le bien parce qu’ils pensent que c’est ce qu’ils doivent faire mais qui parfois se retrouvent confrontés à des situations où ils ne peuvent pas agir de la meilleure manière possible, et ce sans être méchants, puis on peut retrouver aussi des personnages qu’on a cru respectables, qu’on a admiré depuis le début pour finalement se rendre compte qu’ils agissent mal pour accomplir ce qu’ils pensent être bien, sans se soucier des autres.

On a ainsi un panel de schémas très différents et qui évitent toute vision manichéenne de l’histoire, avec des retournements et des rebondissements forts et intenses qui nous serrent la gorge.

L’héroïne est également un personnage bien travaillé, elle peut plaire tant aux garçons, pour son côté casse-cou et intrépide, qu’aux filles, pour son côté sensible et les joies qu’elle découvrent en apprenant à s’apprêter. On a donc une héroïne ni trop niaise ni trop intrépide, une héroïne qui peut plaire à petits et grands et aux garçons comme aux filles.

Je regrette juste que beaucoup de personnages prometteurs restent un peu trop en retrait, comme la plupart des gitans ou les sorcières que j’aurai aimé mieux connaître.

Mais un livre ne se compose pas que d’une intrigue et d’une gamme de personnages, il faut aussi prendre en compte le style de l’auteur, sa plume. Et concernant Philip Pullman, j’ai trouvé son style en même temps très intelligent, très complet et pourtant très adapté à un lectorat jeune (qui est le lectorat visé au départ, bien que le livre touche finalement un public bien plus large)

Et quant à sa plume, je l’ai trouvée très belle, magique elle nous fait apercevoir les rues d’Oxford en sépia ou encore les grandes étendues de neige du Nord. Je l’ai cependant trouvé un peu fragile dans les dialogues, ils sont peut-être un peu trop mécaniques, trop rapides aussi. A contrario, il excelle dans les descriptions qui rendent l’univers encore plus vrai, encore plus magique et vivant.

Pour résumer, Les Royaumes du Nord est une réussite pour moi aussi. Un livre qui remplit toutes les conditions pour être un bon livre : un bon univers renforcé par une belle plume et une large gamme de personnages très forts et attachants, le tout accompagné d’adorables dæmons qui font à mon sens toute la magie et l’originalité de cette œuvre.

Le titre de la saga prend alors tout son sens à la fin du premier tome, fin qui marque un tournant majeur dans la vie de Lyra et dans le récit, c’est donc une fin réussie et qui donne très envie de plonger dans le second tome avec impatience !

 

 

Amita


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Le Livre sur la Place Nancy 2017 [+ Book haul]

Coucou !

 

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du Salon du livre (Le livre sur la place Nancy) de Nancy auquel j’ai été avec ma soeur pour la deuxième année consécutive.

C’est avec nostalgie que je me rappelle l’an dernier, car ce salon était mon premier salon et le début d’une grande histoire… Et pourtant j’ai bien plus aimé cette année-là que l’année précédente : j’étais plus à l’aise, je connaissais mieux, je savais où j’allais et j’ai bien plus profité.

C’était magique ! On a discuté avec beaucoup d’auteurs et d’éditeurs, j’ai vraiment adoré ce moment de partage et de proximité. Ca change des grands salons où on a moins de temps et moins de proximité.  J’ai notamment découvert (et vivement apprécié) Olivier Romac (retrouvez le book haul après, avec ses livres) mais aussi Jean-Baptiste Andrea qui m’a vivement plu ! Mais on y reviendra ! Je vais raconter ma journée du dimanche 10 septembre dans l’ordre.

On est arrivé vers 11h30 et avons fait un tour sous le chapiteau place de la Carrière pour découvrir un peu l’endroit. J’ai alors rencontré Bastien Quignon qui m’a dédicacé sa BD Sacha et Tomcrouz que je venais d’acheter.

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Puis nous avons continué et c’est avec déception que j’ai constaté que Lena Sayaphoum n’avait plus un seul exemplaire d’Emma et Capucine à vendre et à dédicacer, j’ai été attristée car cette BD  me tentait pas mal et que c’était l’occasion de la faire dédicacer en plus.

Nous avons continué notre tour et j’ai effectué plusieurs achats, notamment deux albums de Olivier Romac qui m’a fait un joli dessin dans chacun des livres et qui a été très gentil et vraiment très proche de ses lecteurs, je pense que c’est mon meilleur souvenirs d’une relation auteur-lecteur.

Puis j’ai acheté une autre BD qui me tentait depuis plusieurs mois, j’ai vraiment décidé de ne pas me prendre ma tête et de me laisser tenter sans réfléchir ! Il s’agit de Momo, malheureusement l’auteur n’était plus là le dimanche, mais pas grave !

Puis j’ai acheté un livre d’une beauté incroyable issu d’un financement participatif sur Ulule, les auteurs étaient vraiment géniaux, ils sont trois (deux auteurs et une illustratrice) et j’ai eu la chance de rencontrer les deux auteurs et de leur faire dédicacer l’ouvrage. Il s’agit de Vanessa Callico et Lionel Behra. 

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Ensuite, il était bientôt l’heure de partir, mais avant j’ai été faire dédicacer le seul roman de mon sac, à savoir Ma reine de Jean-Baptiste Andrea, qui m’a fait encore plus aimer son livre et m’a donné envie de le suivre de plus près. Il a été vraiment gentil, charismatique et s’est intéressé à moi et à mon blog ! Bref il fait également partie de mes meilleurs souvenirs de ce salon.

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Vous l’aurez compris, ce fut un salon riche en émotions, entre les vendeurs très persuasifs et qui partageaient leur amour des livres, les éditeurs communicatifs et les auteurs très proches des lecteurs ça a été un super salon, plein de découvertes, de rencontres et de bonnes surprises !

Encore une fois je me fait la même réflexion, on se sent tellement bien dans cet univers, on ne se sent plus seul, on est bien entouré et personne ne nous juge, on est qui on est et on se rend compte qu’il y a des gens à qui ça plait !

Je me suis sentie chez moi. 

 

Book Haul du Salon

 

Sacha et Tomcrouz T.1 : Les Vikings de Bastien Quignon et Anaïs Halard (Editions Soleil, collection Métamorphose) → Cette BD me tentait depuis quelques temps, elle m’intriguait et les dessins étaient vraiment mignons. J’ai donc sauté sur l’occasion et j’ai eu une jolie dédicace !

Mon amour de Margotin de Olivier Romac (Editions Brindille) → Un album qui a l’air si beau, si tendre et poétique, une histoire d’amour, de magie et de poésie, c’est tout ce que j’aime dans un album ! Le tout dans des tons automnales, je me le réserve pour le jour de ma rentrée, histoire de m’enfermer dans un cocon bien douillet d’amour et de tendresse. A lire absolument !

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Sous le cerisier des souvenirs de Olivier Romac (Editions Kotoji) → Toujours dans le même genre que le précédent, ce livre m’a tout de suite attiré par ses dessins magnifiques et colorés, à l’ambiance printanière et douce, nostalgique et tendre. Je l’ai lu et je n’ai pas été déçue, c’est un énorme coup de coeur, il est tellement beau !

Momo de Jonathan Garnier et Rony Hotin (Casterman) → Encore une BD qui me tentait de =puis un bon moment, elle a l’air si mignonne, si tendre et la vendeuse me l’a vivement recommandé. Et puis avec une quatrième de couverture comme ça, comment résister ? « Hey le bon dieu ! Dis à mon papa qu’il faut qu’il rentre vite ! Et dis-lui que je lui fais des gros bécots ! Et mamy aussi, elle lui fait des bécots ! … Même si elle pique un peu… »

L’Encyclopédie des Revenants : Fantômes, Vampires et Zombies de Lionel Behra, Vanessa Callico et Senyphine (Le Héron d’Argent) → Il est tellement beau que j’ai craqué malgré le prix (30€) de plus il était vendu en exclusivité au salon avant mise en vente officielle le 17 septembre, et puis il est franchement magnifique ! Je le garde pour une sympathique lecture du 31 octobre.

 

Et voilà ! Je vous rassure, rien ne va trainer adns la PAL !

 

Amita

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Ma reine – Jean Baptiste Andrea

Coucou

 

Je vous retrouve avec cette lecture de la rentrée littéraire que j’ai terminé depuis une semaine maintenant. Je suis désolée si la critique a traîné, j’ai eu beaucoup à faire !

Un auteur à suivre de près ! 😉

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Résumé :

Shell n’est pas un enfant comme les autres. Il vit seul avec ses parents dans une station-service. Après avoir manqué mettre le feu à la garrigue, ses parents décident de le placer dans un institut. Mais Shell préfère partir faire la guerre, pour leur prouver qu’il n’est plus un enfant. Il monte le chemin en Z derrière la station. Arrivé sur le plateau derrière chez lui, la guerre n’est pas là. Seuls se déploient le silence et les odeurs de maquis. Et une fille, comme un souffle, qui apparaît devant lui. Avec elle, tout s’invente et l’impossible devient vrai.

On se retrouve plongé au cœur de la Provence dans un décor très agréable, en plein été, de quoi finir les vacances tout en douceur. En parlant de douceur justement, on va y rencontrer Shell, un jeune garçon qui vit au cœur de ce paysage de rêve, isolé, dans la station service où travaillent ses parents.

Ce petit garçon souffre apparemment d’une forme d’autisme et évolue dans cet environnement pas forcément très adapté à ses besoins.

On est alors confronté à plusieurs thématiques : la maladie qui est l’autisme mais aussi la solitude, l’isolement, le manque d’amis… Ce sont des sujets terriblement touchants et évoqués avec talent. Ce sont d’ailleurs deux sujets qui vont donner sens au titre et à cette reine qu’on va rencontrer.

 

L’histoire est assez simple mais se construit successivement grâce aux différentes thématiques, Shell part à la guerre pour prouver qu’il est un homme car il a entendu ses parents dire qu’il ne pouvait plus rester ici à cause des multiples bêtises qu’il provoque. Ce voyage pour « devenir un homme », sorte de voyage initiatique, va en effet le faire grandir et représente ce dur passage à l’âge adulte que nous avons tous dû vivre.

Il va y faire des rencontres et comprendre, ou du moins faire comprendre aux lecteurs, un certains nombre de choses sur la vie et son sens.

Allant de l’alcoolisme à la violence parentale ce livre aborde beaucoup de sujets de manière subtile et vus par les yeux de ce petit garçon, qui ne comprend pas forcément à quel point le monde est dur et terrible.

Ce que nous illustre parfaitement cette histoire de guerre qu’il croit simple et rapide, comme une petite épreuve à passer pour devenir un homme, juste derrière la colline.

 

On a donc un panel de sujets assez sérieux qui sont évoqués dans ce roman. A commencer par l’autisme qu’on vit au travers de l’existence parfois pénible de Shell, de ces différentes tâches qu’il ne peut pas accomplir : lire, nettoyer les pompes à essence, être scolarisé normalement, s’intégrer, comprendre les codes sociaux…

Puis on va retrouver aussi l’alcoolisme, la solitude et une évocation vague d’un passé trouble tout ça dans le personnage du vieux berger, personnage très attachant et lourd de sens.

Toujours grâce à ce personnage mais aussi à la grand-mère de Shell et quelques remarques au hasard, on va comprendre le racisme et la peur de l’étranger, surtout d’Italie et d’Espagne dans cette partie de la France et à cette époque. Il va également, et de manière très floue, y être question des guerres et dictatures qui sévissent dans ces différents pays.

C’est donc, comme on peut s’en rendre compte, un livre riche qui touche à bon nombre de sujets forts.

Enfin on retrouve la question de la solitude et de l’amitié, solitude causée par l’autisme mais également par l’isolement géographique important.

Et c’est la que Viviane intervient.

 

Viviane est un personnage très fort, elle a beaucoup de caractère et au début on peut penser qu’elle ressemble à une petite peste parisienne qui veut tout avoir et se prend pour une reine, très vite on comprend que Shell et Viviane s’entraide, se maintiennent debout l’un l’autre. Que si Viviane est sa reine, Shell est peut-être son prince.

Elle lui ordonne de la traiter en reine et le jeune garçon s’exécute, il a conscience qu’elle raconte des bobards mais il aime avoir une reine, il se sent utile car c’est une mission à sa portée. D’obéir à Viviane et d’être son sujet, c’est une mission qu’elle lui a donné et qu’il peut exécuter sans tout gâcher comme toujours.

Et puis Viviane et sa seule amie, la seule qui l’accepte comme il est, sans être condescendante ou hautaine, elle l’accepte, c’est un enfant, c’est aussi son ami quoiqu’elle en dise.

Finalement le personnage de Viviane est plus profond qu’il n’en a l’air, elle souffre beaucoup et jouer à la reine avec Shell car quelque part c’est sa manière de se sentir vivante et importante.

Ils se sont finalement, d’une certaine manière, sauvés l’un l’autre.

 

D’ailleurs je parle de Shell depuis le début, mais ce n’est pas son prénom, c’est le surnom que Viviane lui donne à cause du blouson qu’il porte (portant le nom d’une marque d’essence : Shell) On ne connaît, et ne connaîtra jamais le prénom de ce petit garçon, ce qui, au final, accentue son insignifiance face au vaste monde auquel il appartient. Tout comme la dernière phrase, que je vous laisse découvrir, et qui m’a serré la gorge.

 

Pour finir, j’aimerai parler de la plume de l’auteur, qui est l’essence même de l’œuvre.

Son style est simple, tendre et subtil. Il nous émeut et nous transporte, nous bouleverse et nous fait comprendre ô combien nous sommes seuls, ô combien nous sommes petits.

Le roman joue peut-être trop sur la subtilité et les métaphores, ce qui est émouvant et lui donne son côté poétique, mais ce qui gêne aussi un peu la compréhension globale.

Finalement, je pense que c’est le genre de livre qu’on doit relire ou auquel on doit repenser très fort pour le comprendre dans son entièreté et l’apprécier à sa juste valeur.

 

Pour résumer, j’ai vivement apprécié cette lecture, elle est très douce belle et pleine de poésie, elle est aussi dure et terrible, franchement émouvante et prenante. Je dénote juste un manque de concret qui rend le tout un peu dur à comprendre. Pour un premier roman je suis impressionnée et attend un second roman de cet auteur avec impatiente et intérêt.

Amita

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Portugal (du 6 au 15 août)

Portugal (6 au 15 aout)

ou manger, marcher, bronzer, nager

C’est la première fois que je fais une chronique vacances sur plus d’un week-end, je vais donc essayer de faire au mieux.

Nous sommes partis à 21h30 avec un peu de retard, le décollage et l’atterrissage m’ont fait un peu peur mais tout s’est bien passé. Nous sommes arrivés à Vila das Aves, au Nord du Portugal(là où vivent les grands-parents maternels de mon copain, qui sont portugais) vers 1h00 du matin.

1er jour : 7 août

Réveil difficile entre chant du coq à 5h00 et aboiements incessants tout le reste de la matinée, j’ai vite compris que le Portugal et la France avaient une manière différente d’élever les animaux et cela se confirmera tout au long de mon séjour.

En effet, au Portugal, les chats et chiens sont, la plupart du temps, errants et sauvages, il m’est souvent arrivé de voir, en pleine ville, un chien errant fouillant dans les poubelles d’un restaurant. Et lorsqu’ils ne sont pas errants, qu’ils sont attachés dans un jardin, ils aboient à longueur de journée.

Bref, nous sommes donc partis à Santo Tirso, qui est le concelho (la municipalité) de Aves (qui est une freguesia : paroisse civile, élevée au rang de ville depuis 1955) Nous avons simplement été au marché, où j’ai pu constater la fougue et la sauvagerie des vendeurs ambulants qui revenaient ici tous les lundis pour criaient encore et encore, dans cette langue qui m’était encore parfaitement inconnue des « Tout à 10€ » ou autre « Moitié prix » Je me suis un peu sentie oppressée et harcelée, entre ces hommes costauds et ces femmes fortes qui hurlaient pour couvrir le voisin, dans une langue que je ne comprenait pas, cela me semblait de grands cris dans le néant.

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Nous avons ensuite été mangé dans un petit bistrot à Vila das Aves, typique portugais, où les vieux hommes portugais se réunissent dès le matin pour boire et discuter, parfois concentrés sur l’écran qui diffusent du football. Mon copain y a mangé une francesinha (petite française, j’ai donc souvent été surnommée ainsi, et on a souvent rétorqué à mon copain qu’il n’avait pas besoin d’en commander, il en avait déjà une) c’est une spécialité de la région de Porto, qui ressemble à un croque monsieur avec beaucoup trop de viande et une bonne et épaisse sauce dans laquelle tremper de généreuses frites.

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L’après-midi nous avons été à Guimarães, ville très importante dans l’histoire du Portugal, le premier roi du Portugal, Alfonso Henriques, avait choisi cette ville pour devenir la capitale administrative du royaume portugais en 1128. La ville a été déclarée site du patrimoine mondiale de l’UNSCO en 2001.

On y trouve un magnifique château, le Castelo de Guimarães, je n’ai malheureusement pas pu le visiter car il était trop tard, mais nous avons marché le long des murs, à l’extérieur, et c’est d’une beauté à couper le souffle.

Mais avant de voir le château, nous sommes montés plus haut, à la colline de Penha, qui offre une vue magnifique et qui m’a donné un vertige monstrueux. On peut y accéder en téléphérique, mais nous avons, quant à nous, pris le chemin en voiture. On y voit des rochers énormes avec des formes incongrues et pourtant naturelles ! Ce paysage est une ode à la nature.

Après cette balade épuisante, nous sommes rentrés et avons été au restaurant et ensuite nous avons dormi.

Durant ce premier jour, j’ai appris qu’au Portugal, on mange beaucoup ! Il y a tellement de choses à goûter, à manger, à essayer. On a mangé à 10h le petit-déjeuner, puis vers 13h30 le déjeuner, assez copieux, à 18h nous avons profiter d’une spécialité à Guimarães et enfin vers 22h nous avons dîné.

Pour finir, je voudrais, avant de vous laisser avec le second jour, parler des repas plus longuement. Lorsque nous arrivons au restaurant, nous avons devant nous une assiette, déjà mise, bien propre, nous commandons, il y a toujours quelque chose en entrée, du saucisson, du melon et du jambon, du fromage, etc. Puis le serveur arrive avec un premier plat contenant le viande ou le plat principal demandé (qui est souvent de la viande!) et un autre plat, aussi gigantesque, contenant des frites, et enfin un autre avec du riz, les trois plats entourant l’assiette, devenues si petite à côté. Il faut ensuite se servir de ces plats à son assiette. C’est énorme, j’ai rarement fini une portion pour une personne….

2ème jour : 8 août

Et aujourd’hui, nous avons été à Porto ! Comment aller au Portugal sans voir Porto ou Lisbonne ?

Nous y sommes arrivés pour l’heure de manger, nous avons cependant eu du mal à trouver un coin tant il y avait de touristes, et nous n’avons pu manger qu’assez tard. J’ai pris un toste mista, un croque monsieur.

Puis nous avons fait une balade en bateau sur le fleuve qui traverse Porto et se jette dans l’océan, le Douro, qui est bordé de nombreuses caves à vin.

C’était magnifique, moi qui adore les bateaux, l’eau, la mer et tout ça, j’ai adoré et j’avais une place de choix ! Le vent dans le figure, les gouttelettes d’eau sur la peau à demi-découverte, le parfum de l’inconnu !

Après ça, le groupe s’est scindé en deux, les oncles et tantes d’un côté et mon copain et moi de l’autre, à la recherche de la librairie Lello (Livraria Lello) il y avait bien 200m de queue ! Et l’entrée coûtait 4€ mais ça valait le coup ! J’ai d’ailleurs acheté Harry Potter y la piedra filosofal (qui est en espagnol et non en portugais comme je le croyais… Du coup ça n’a pas de sens pour moi, mais bon)

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La librairie est assez grande et sur deux étages, elle est tout en bois avec de vieux chariots pour aller dans la réserve et une vielle échelle en bois (les deux sont seulement pour la décoration, plus utilisés de nos jours)

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Les escaliers sont magnifiques, à double volée et double orientation, ils ont inspiré J.K Rowling pour la description des escaliers de chez Fleury et Bott.

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Mais elle n’est pas la seule à s’être intéressée à cette sublime librairie en bois dotée d’un vitrail magnifique au plafond, en effet, Enrique Vila-Matas a affirmé que c’était « la plus belle librairie du monde » (rien que ça) et le journal The Guardian l’a mis en troisième position pour la sélection des plus belles librairies du monde

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Le vitrail au plafond

Bref, sacrée librairie, célèbre et elle le mérite ! J’ai passé le meilleur moment de mon séjour, comme vous pouvez vous en douter ! Malheureusement, étant trop fréquentée, et par beaucoup de gens, les livres étaient souvent rangés n’importe où et abîmes…

Nous avons ensuite quittés Porto pour se rendre à Buarcos à côté de Figueira da Foz (deuxième maison de ses grands-parents maternels) Buarcos est une freguesia par rapport à Figueira qui est une ville, au bord de l’océan !

Mais nous ne sommes pas restés très longtemps (juste le temps de prendre une farturas, on y reviendra) car déjà nous devions repartir à Ortigosa, chez les grands-parents paternels de mon copain. Tout petite freguesia au milieu de rien !

Et il était temps de dormir.

3ème jour : 9 août

Nous avons ensuite loué un petit appartement assez simple et modeste à Nazaré avec la famille de mon copain. De quoi resserrer les liens, une telle proximité.

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Nazaré est une belle ville très touristique au bord de l’océan ou les records de plus hautes vagues surfées sous régulièrement battus. Il y a aussi une sorte de falaise atteignable en train et d’où on a une vue imprenable sur la plage !

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Comme je vous l’ai dit, au Portugal on mange beaucoup et souvent, en effet, j’ai petit-déjeuné à 10h30, mangé à 13h30 et pris une crêpes délicieuse et gigantesque au nutella et aux fraises à 17h puis nous avons ensuite dîné le soir….

Nous avons voulu sortir le soir, avec mon copain mais il n’y avait pas grand chose qui lui plaisait. En revanche moi j’ai trouvé une petite bourse aux livres ouverte jusqu’à minuit, j’ai pu rapidement me plonger dans la littérature, en portugais. Je voulais acheter un ouvrage en portugais pour apprendre la langue mais je ne voulais pas un trop gros livre et les recueils de poésie étaient chers pour le peu de pages qu’ils avaient.

 

4ème jour : 10 août

Encore un jour se lève sur la jeunesse Portugal ! A Nazaré on mange toujours autant, toujours aussi souvent !

Plage et crêpes (j’ai repris la même qu’hier), comme hier, et découverte de la beauté de cet endroit, malheureusement envahi par les touristes (dont je faisais partie…)

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J’avoue que cette journée est passée vite et que je ne m’en souviens guère, ce qu’il faut retenir c’est : plage, crêpes et farturas !

Nous sommes aussi passés au petit marché pour m’acheter un sac (le mien venait de craquer…) et j’ai négocier un sac à 20€ alors qu’elle le vendait 25 (elle a dû l’acheter 10 mais bon….) et le tout en parlant à peine le portugais, avec un mélange d’italien et d’espagnol haha! C’est ma petite fierté de gitane, la princesse était bien loin!

Puis restaurant et ensuite il y avait un petit concert sur la place, à la portugaise, avec pleins de tubes portugais, et j’ai fais la fofolle ! Quelle ambiance, quelle folie que de danser au milieu de tous ces corps inconnus venus de plusieurs coin de l’Europe à la recherche de la touche portugaise qui fera vibrer leur cœur le temps d’une soirée, d’un week-end ou d’une semaine.

5ème jour : 11 août

Dernier jour à Nazaré. La fameuse crêpe, encore.

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Puis plage et bataille dans le sable, puis l’après-midi, mon copain et moi avons fait une espèce de vélo à deux sur le trottoir, au bord de la plage.

Un petit tour pour des souvenirs et c’était déjà l’heure d’y aller. Retour à Ortigosa puis à Buarcos !

Le retour a été difficile : la voiture des grand parents de mon copain, sensés venir nous chercher, a eu un souci en route, on est donc montés tous les 7 dans la voiture 5 places, en mode gitans pour revenir jusqu’à la voiture en panne, puis nous sommes montés à trois dans la voiture en semi-panne qui devait rouler très très lentement, à la fin, nous avons même dû finir à pied sur le dernier kilomètre.

Et après une bonne douche et une fournée de pâtes à la portugaise made in mamie on est retourné à Figueira où on a retrouvé la famille du côté maternel et où on est parti vers le centre ville de Figueira pour profiter des petits prix du Portugal !

On a pu borie une bière pour 1€, un shot pour 2€ et une caipirinha pour 4€ !

6ème jour : 12 août

Nous nous sommes encore levés tard et nous avons ensuite profité de la plage un maximum pour y retourner ensuite l’après-midi où l’eau était délicieuse. Nous avons donc pu nager à notre gré et ensuite retourné bronzer.

J’ai pu profiter d’un moment de lecture au bord de l’océan, les pieds dans le sable, la peau brûlante sous le soleil et ce goût de sel marin que j’aime tant sur mes lèvres.

Comme vous pouvez vous en rendre compte, le début du séjour était plus mouvementé que la fin !

J’en viens donc au farturas, ce sont des genres de churros géant trempés dans du sucre et de la cannelle, et j’adoooore la cannelle ! J’ai dû en manger bien 5 ou 6 durant mon séjour.

Puis nous avons cherché des souvenirs.

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7ème jour : 13 août

Encore un jour à profiter de la plage, le dernier en fait.

Puis nous avons cherché d’autres souvenirs et posté les cartes, et je me suis fait faire un joli tatouage à l’henné en forme de relique de la mort ! Le rêve quoi ! Mais je ne m’en ferai jamais un pour de vrai, alors autant en profiter !

Et il a fallu plier bagage et repartir à Aves.

Une fois arrivés (hé oui on a fait que plier bagages pour aller ailleurs, encore et encore) je disais donc, une fois rentrés nous avons mangés dans le premier bistrot dont j’ai parlé et dodo ! Quel voyage épuisant à toujours courir partout et fermer les valises encore et encore, mais j’ai appris beaucoup de choses et vu beaucoup d’endroits !

8ème jour : 14 août

Dernier vrai jour au Portugal et ce n’était pas trop tôt, je commençais à avoir le mal du pays, j’avais besoin de parler et d’entendre du français, de lire des menus que je comprenais, de manger autre chose que poulet, frites et riz à tous les repas, j’avais besoin d’être non plus dans la famille de mon copain, mais dans la mienne, et surtout, je n’avais plus rien à lire….

Je commençai à me sentir mal, seule et bien trop dépaysée.

Nous avons donc, pour ce dernier jour, été à Lago a Amares, un lac naturel autour duquel le tourisme s’est installé à coup de glaces et de terrasses, en passant par des terrains de volleys et des scènes musicales. L’eau était délicieuse et transpirante, un vrai délice pour les yeux comme pour la peau.

Puis nous sommes rentrés, avons pris une dernière douche, fait les bagages et avons été au restaurant.

Puis gros dodo ! Demain réveil tôt et direction l’aéroport de Porto.

Ce pays est beau, ce pays est parfait pour les vacances : on y mange bien et beaucoup, on y est au soleil, il y a toujours à faire, entre visites et plages, activités et goûter. La langue est belle et pas si dure que ça, les gens y sont d’une amabilité extrême et d’un dévouement sans faille. Mais c’est un pays qui reste pauvre, j’ai vu de nombreuses personnes vivre dans des granges que je n’ose même pas qualifier de maison et qui souriaient et croyaient en Dieu et aimaient la vie bien plus que moi. J’y ai vu les chemises de nuit pendues entre deux baraques au bout d’un escaliers, j’y ai vu les failles aussi, j’y ai vu les touristes qui gaspillent et jettent tandis qu’au fin fond des villages certaines maisons n’ont qu’un bout de tôle en guise de toit. J’y ai vu des chiens se battre pour manger un bout de gras trouvé au fond de la poubelle d’un restaurant au centre-ville. J’y ai vu ce qu’il y a de beau et ce qu’il y a de terrible à la fois, j’y ai vu ce qu’on nous montre et ce qu’il y a derrière.

J’ai vu le Portugal.

 

 

Amita

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[PAL] Pile à lire #Septembre2017

Bonjour !

 

Je sais que ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait de PAL mais en juillet et août j’ai lu beaucoup de livres pour les cours et beaucoup de livres reçus à mon anniversaire, les lectures se faisant un peu au feeling, et puis, pour être franche, je me suis laissée prendre par le temps, le  rythme des vacances, les voyages et weekends, l’emménagement… Mais le rythme va redevenir régulier, promis !

Cette pile à lire a donc pour but de vider ma PAL un bon coup et de régler tout ce que j’ai à faire une bonne fois pour toute !

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Le Mariage de Figaro – Beaumarchais

A lire pour les cours, le dernier livre de la liste ! Je vais y arriver et en venir à bout !

A la Croisée des Mondes T.1 Les royaumes du Nord – Philip Pullman

Il est dans ma liste d’envie depuis longtemps maintenant, je vais donc me le procurer pour le lire en septembre ! Ce sera le seul achat de ce mois-ci (enfin pour cette PAL je veux dire)  J’ai hâte de découvrir ce classique jeunesse de la fantasy !

Les Annales du Disque-Monde T.4 – Terry Pratchett

Je lirai donc celui-ci ce mois-ci et le tome 5 en octobre, j’aurai ainsi fini les  5 premiers tomes reçus à Noël pour cette année et pourrai donc en recevoir 5 autres haha ! De plus je trouve que ce livre se prête au début de l’automne.

Témoin muet – Agatha Christie

Pas du tout mon genre habituel mais je l’ai reçu pour mon anniversaire, alors je vais le lire comme ça 1) je vide la PAL et je vide un peu tout ce que j’ai reçu à mon anniversaire et 2) je découvre enfin la très célèbre Agatha Christie !

L’homme invisible – H.G. Wells

Idem que pour le précédent, je l’ai reçu à mon anniversaire et je vais donc me lancer à la découverte de ce classique.

Six of Crows T.2 La cité corrompue – Leigh Bardugo

Je l’ai depuis sa sortie en mai et je n’ai toujours pas réussi à rentrer dedans alors que j’avais plus qu’adoré le premier tome ! Je vais donc me lancer dedans ce mois-ci et me laisser prendre par l’histoire que je vais adorer, je le sais.

 

Gathering Blue – Lois Lowrie

Et enfin pour finir, un livre en VO (enfin mdr…) mais je ne suis pas sûre de le lire, de réussir ou d’être dans le temps, donc on verra.

 

Amita

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Dites aux loups que je suis chez moi – Carol Rifka Brunt

Coucou

Cela faisait longtemps mais je reviens en ce début de mois, pour la rentrée, avec un énorme coup de cœur ! Je vous laisse avec ma chronique, que j’ai essayé de détailler !

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Résumé : Nous sommes au milieu des années 1980, aux États-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une sœur aînée histrionique et des parents aussi absents qu’ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d’art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu’on n’évoque qu’à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d’amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l’ami de Finn.

 

Ma note : 18/20

L’histoire se déroule à New York et dans sa banlieue, en 1980. L’intrigue paraît simple mais aborde beaucoup de thèmes intéressants et forts : le sida pour commencer, qui est tabou et encore très mal connu à cette époque, le passage à l’âge adulte, au travers des différents personnages qui nous racontent chacun leur parcours, la fraternité, l’amitié et l’adolescence.

Ce sont tous ces thèmes, et la façon plus que brillante dont ils sont abordés, qui rendent ce roman si fort et exceptionnel.

 

Je vais procéder un peu différemment pour cette critique, je vais d’abord parler des personnages et de l’écriture puis des différents thèmes de façon plus approfondie.

 

« Cette nuit-là, j’étais dans mon lit à imaginer le baiser de Finn. J’étais dans mon lit à penser à tout ce que j’avais sur le cœur, que ce soit possible ou impossible, bien ou mal, dicible ou indicible, et, quand toutes ses pensées se sont envolées, il ne restait plus qu’une certitude : à quel point mon oncle Finn allait me manquer. »

Les personnages sont tous très forts, ils nous inspirent des émotions intenses, que ce soit de l’attachement, de la peine, de la pitié, de la joie ou même de la colère, on passe par un panel d’émotions fortes et on finit par s’attacher même au plus égoïste des personnages.

J’ai particulièrement adoré June, à qui je me suis identifiée, elle est seule, perdue dans l’adolescence, elle se sent bizarre, un peu hors des normes, elle n’arrive pas à se faire d’amis et n’en ressent en fait, pas vraiment le besoin, elle veut vivre hors du temps, hors de son temps. Mais en même temps, elle est déjà terriblement mature pour son âge (14 ans) elle a des pensées arrois très enfantines et parfois étonnement adultes.

Puis il y a sa sœur, Greta, un condensé de méchanceté, qui va se révéler n’être que le fruit d’un mal être très profond.

Ses parents aussi, surtout sa mère, sont forts, pleins de rêves brisés, ils représentent l’adulte qui est devenu ce qu’il a dû et non ce qu’il a voulu l’adulte qui fait vivre sa famille et qui s’oublie.

Puis il y a Finn qui, bien que mort, traverse toute l’histoire d’un bout à l’autre, il est le début, la fin et le fil conducteur, il est le lien entre tous nos héros, le liens entre chaque phrase, il est plus vivant que tous les autres et en même temps, chaque personnage le recouvre du voile de la perfection qu’on n’accorde qu’aux défunts.

Et enfin il y a Toby, le pauvre Toby qui inspire tant de compassion, d’amour et de peine. Toby qui finit par devenir Finn, Toby qu’on finit par aimer si fort, peut-être même plus fort que Finn.

Finalement, on a beaucoup de mal à quitter ces personnages, on a envie de rester avec eux encore des jours et des jours parce qu’ils sont forts, parce qu’ils sont beaux, parce qu’ils ont besoin de nous et parce qu’on a besoin d’eux.

 

Mais les personnages ne sont pas la seule perle de ce livre, il y a aussi la plume de l’auteur (j’ai du mal à croire que ce ne soit que son premier roman, amis elle ira loin)

Elle a une plume très belle, douce, légère et en même temps terrible. Elle nous fait comprendre le deuil, la douleur, la souffrance, la solitude mais aussi l’amour, l’amour fraternel, l’amour d’un oncle, l’amour interdit, l’amour secret, l’amour si fort et si terrible qu’on a le cœur qui explose.

Elle parvient à se mettre dans la tête de June et à nous y glisser aussi, avec des phrases d’une innocence et d’une naïveté puérile mais très attachante et d’autres peuplées de réflexions fortes et matures.

« C’est ça le secret. Si l’on s’assure d’être toujours exactement celui qu’on veut être, si l’on fait en sorte de ne connaître que les personnes les plus formidables, alors on peut mourir demain. Ce sont les gens les plus malheureux qui veulent vivre éternellement parce qu’ils considèrent qu’ils n’ont pas fait tout ce qu’ils voulaient. Ils pensent qu’ils n’ont pas eu assez de temps. Ils ont l’impresssion d’avoir été arnaqués. »

 

Puis il y a les thèmes abordés, qui sont intéressants, parfois banals, parfois presque inédits, mais tous très bien traités.

J’aimerai commencer avec le premier, le plus important mais aussi le plus évident : le sida.

A cette époque, c’est encore une maladie très peu connue, on ne sait pas comment on l’attrape, elle est vue comme une maladie d’homosexuels, une maladie dégoûtante, elle est tabou et les gens qui en souffrent sont mis à l’écart, rejetés.

June nous apprend, bien plus que les autres, la tolérance et l’acceptation des autres, elle nous apprend à ne pas avoir peur du sida ni de ceux qui en souffrent, elle nous apprend à les aimer et à les aider. Et elle est la seule à en être capable car, même si elle est très adulte, elle voit ces choses-là comme une enfant, de son regard innocent qui apprend à découvrir le monde.

On en apprend un peu plus sur le regard porté sur le sida à cette époque, les tabous, l’intolérance, la peur et le dégoût….

C’est un livre fort qui plus que le sida, parle aussi de la mort.

De la mort et du deuil, de l’acceptation de la perte de quelqu’un. Et j’ai trouvé toutes ces remarques sur la mort, le deuil et la solitude qui s’ensuit très justes et très belles.

On est face à la mort d’un oncle, d’un être cher, d’un frère, d’un amour, et chaque personnage vit son deuil différemment, vit son deuil et essaie de se relever à sa manière.

Mais ce n’est pas une simple mort, c’est une mort du sida, il y a donc la culpabilité, celle qu’on fait peser sur l’amant, celui qu’on rend responsable, celle qu’on ressent aussi au plus profond de nous.

Ce livre restera l’un des plus beaux et des plus forts que j’ai pu lire sur la mort et le deuil.

« J’ai réfléchi à toutes les sortes d’amour qui existent. J’en ai trouvé dix sans effort. La façon dont un parent aime son enfant, la façon dont on aime un chiot, la glace au chocolat, sa maison, son livre préféré ou sa soeur. Ou son oncle. Il y a ces sortes d’amour et puis il y a l’autre sorte. Quand on tombe amoureux. »

 

Au travers de la mort de Finn sont abordées d’autres thématiques, notamment celles de l’amour et de l’amitié.

En effet, June ressentait un amour fort et fusionnel pour son oncle Finn

et à travers cet amour elle découvre l’adolescence et le passage à l’âge adulte.

Puis elle apprendra à aimer un autre homme d’un amour presque aussi fort et complice que celui qu’elle éprouvait pour Finn. Elle va alors apprendre l’amour, le besoin, la peur, l’amour interdit, l’amour secret.

Et puis il y a l’amour que porte Toby à Finn, un amour rédempteur, un amour qui sauve, qui consume.

C’est terriblement émouvant et tellement réel. On est plongé dans leur cœur. Ca en devient presque gênant de ressentir leurs émotions, leur amour.

 

« Je n’étais pas seulement triste parce que je ne faisais pas partie du monde de Toby et de Finn, mais parce qu’il y avait aussi des choses que j’aimais de Finn qui ne venait pas du tout de lui. »

 

Mais l’amour peut aussi s’exprimer entre un frère et une sœur, un amour pleins de regrets, de peine et de temps perdu, un amour fraternel qui unit, éternellement, un frère et une sœur qui se sont perdus de vue.

Ou l’amour d’une sœur envers une sœur, lorsqu’on est la seule personne à comprendre l’autre, sans mots,, à remarquer son trouble, son mal être. Une fraternité difficile, emplie de peur, de séparation, de secrets mais qui nous unit à vie à cette personne qui nous aimera toujours, peu importe nos choix.

La deuxième relation prenant exemple sur la première pour ne pas faire les mêmes erreurs et la première essayant tant bien que mal de réparer les dégâts causés par des années de séparation et de jalousie.

 

« Parfois les mots de Greta étaient si tranchants que je les sentais me couper les entrailles, réduisant mes organes, mon coeur, en petits morceaux. Je savais qu’elle me regardait, essayant de lire mon visage, alors j’ai tenté de le fermer aussi vite que possible. Mais c’était trop tard, elle avait eu le temps de voir ma réaction. »

Et puis il y a l’amitié qui vient s’ajouter à l’amour. June est face à la difficulté de se faire des amis, à la solitude qu’elle semble aussi un peu chérir. A ce mal du siècle que je comprends très bien.

June a peur des autres parce qu’elle n’est pas sûre d’elle, elle a peur de passer pour une fille bizarre, nulle, sans intérêt alors que lorsqu’elle ne cherche pas à faire semblant, lorsqu’elle est elle-même, elle est très intéressante.

Elle représente les jeunes laissés de côté, ceux qui se définissent autrement que le reste du monde. Les solitaires, les rêveurs, ceux qui se satisfont d’un seul vrai et très bon ami, ceux qui sont hors des normes, qui semblent bizarres mais qui sont juste eux-mêmes.

Et c’est ça aussi qui m’a fait tant aimé ce livre, car June est typiquement le genre de personnages que j’aime et auxquels je m’identifie. Car je pense comme elle, je me sens comme elle.

 

Et enfin, le dernier thème que j’aimerai aborder et qui me semble le plus important après la maladie, c’est le passage à l’âge adulte.

On le constate, selon moi, à travers trois personnages : la mère, Greta et June.

La mère représente l’adulte qui a des regrets et qui tente maladroitement d’apprendre la vie, le pardon et savoir saisir les chances à ses deux filles. Elle représente cet enfant qui a grandi et a dû devenir une mère et une épouse, qui a laissé ses rêves de côté pour grandir. Et bien souvent c’est ce qu’on croit, qu’il faut abandonner ses rêves, les laisser de côté pour grandir et devenir adulte.

Puis il y a Greta, qui a l’impression d’avoir grandi trop vite, poussée par une mère qui pense avoir abandonné à jamais ses rêves. Elle se sent mal dans cette adolescence trop rapide, trop brusque, dure et froide, elle a peur d’être seule, elle n’a personne pour l’accompagner et ça l’effraie. Elle voudrait encore courir et être enfant. Elle représente le temps qui passe, l’adolescence qui se transforme en âge adulte et qui nous prend par surprise.

Puis il y a June. Elle est encore une enfant mais elle bascule dans le monde des grands, à cause de la mort de son oncle, de cette maladie qui défraie al chronique, de Toby avec qui elle av partager son deuil. De l’amour qu’elle apprend à reconnaître.

Elle bascule alors dans ce monde de grands qu’elle ne comprends pas très bien, un monde de rêves brisés, de peurs et d’hypocrisie. Elle va apprendre à comprendre les grands et leurs façons d’agir ou de penser. Et grâce à son regard encore assez enfantin pour être innocent elle va apporter avec elle la tolérance et l’amour, le pardon et la solidarité.

 

« Peut-être que je suis la personne la plus jalouse de la terre. Peut-être que j’avais envie que Toby entende les loups qui vivaient dans l’obscure forêt de mon cœur. Et peut-être que c’est ce que ça voulait dire. Dites aux loups que je suis chez moi. Peut-être que c’était ça. Peut-être que Finn avait tout compris, comme d’habitude. Autant leur dire où on habite, parce qu’ils nous trouveront de toute façon. Ils nous trouvent toujours. »

Nous sommes donc face à un roman qui nous plonge dans les années « sida » sous le regard d’une jeune fille qu’on va voir grandir. J’ai aimé tous ses aspects du roman, les personnages qui ont tous quelque chose ) offrir, quelque chose à nous faire découvrir. La plume impressionnante, juste et terrible à la fois et enfin tous ces thèmes, la maladie, l’amour, l’amitié, la relation entre deux sœurs ou un frère et une sœur, le deuil et la souffrance, l’amitié et la solitude, la peur de grandir, de mourir, de partir.

Tout ce qui fait qu’on se sent vivant.

 

C’est donc un gros coup de cœur pour ce roman. Mais attention, ne le prenez pas pour un roman ou tout est bien qui finit bien, c’est un roman fort et puissant qui va vous faire ressentir énormément d’émotions différentes, qui va vous faire comprendre et découvrir des choses, qui va vous bouleverser, vous faire pleurer, paniquer, rire, un roman humain plus que tout. Un roman qui va vous marquer.

 

Amita

Publié dans Amita A Aimé | Tagué , , , , , , , , , | Laisser un commentaire